Le Petit Prince (1/4) Explication de la plus grande oeuvre littéraire du XXème siècle selon Heidegger.

Le 29 décembre 1935, accompagné de son mécanicien André Prévot, Antoine de Saint-Exupéry part pour un raid Paris-Saïgon, pour battre le record d’André Japy qui, quelques jours plus tôt, a relié Paris à Saïgon en 3 jours et 15 heures. Vers 3 heures du matin, le 30 décembre, l’avion heurte un plateau rocheux. Les deux aviateurs sont indemnes mais perdus dans le désert Libyque, en Égypte. Ils connaissent alors trois jours d’errance, sans eau ni vivres, avant un sauvetage inespéré. Saint-Exupéry se mettra alors depuis à dessiner un petit bonhomme avant de lui consacrer un livre qui paraitra en 1943. Ainsi est né le Petit Prince, un livre pour enfant, mais l’enfant qui sommeille en nous, écrit par un homme perdu dans le désert qui ne désirait qu’une chose, retourner dans son pays, le pays de l’enfance.

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“Dans tout homme véritable se cache un enfant : un enfant qui veut jouer.”

Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra

En face de ce désert transfiguré je me souviens des jeux de mon enfance, du parc sombre et doré que nous avions peuplé de dieux, du royaume sans limites que nous tirions de ce kilomètre carré jamais entièrement connu, jamais entièrement fouillé. Nous formions une civilisation close, où les pas avaient un goût, où les choses avaient un sens qui n’étaient permis dans aucune autre. Que reste-t-il lorsque, devenu homme, on vit sous d’autres lois, du parc plein d’ombre de l’enfance, magique, glacé, brûlant, dont maintenant, lorsque l’on y revient, on longe avec une sorte de désespoir, de l’extérieur, le petit mur de pierres grises, s’étonnant de trouver fermée clans une enceinte aussi étroite, une province dont on avait fait son infini, et comprenant que dans cet infini on ne rentrera jamais plus, car c’est dans le jeu, et non dans le parc, qu’il faudrait rentrer.

Antoine de Saint-Exupéry, Terre des hommes

“Je ne suis pas bien sûr d’avoir vécu depuis l’enfance

Antoine de Saint-Exupéry, Lettre à sa mère, Gallimard (p.220)

Un livre bien plus profond qu’il n’y parait au premier abord, si on s’arrête à une lecture superficielle, et c’est d’ailleurs tout le sens du livre qui nous est délivré quand le Renard dit “On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux”. Il nous appelle à dépasser l’apparence, ce qu’on voit, y compris ce qu’on lit. Il nous revient d’aller au delà des mots employés afin de toucher au cœur, à l’être, du message que veut nous faire passer Saint-Exupéry dans le Petit Prince. Un être invisible et indicible.

L’homme c’est ce qui est, non point ce qui s’exprime. Certes, le but de toute conscience est d’exprimer ce qui est, mais l’expression est œuvre difficile, lente et tortueuse, — et l’erreur est de croire que n’est pas ce qui ne peut d’abord s’énoncer. Car énoncer et concevoir ont même sens. Mais est faible la part de l’homme que j’ai jusqu’à aujourd’hui appris à concevoir. Or, ce que j’ai conçu un jour n’en existait pas moins la veille, et je me leurre si j’imagine que ce que je ne puis exprimer de l’homme n’est point digne d’être considéré.

Antoine de Saint-Exupéry, Citadelle

Heidegger y voyait le roman le plus important du XXème siècle, et il emportera dans la tombe les raisons d’un tel jugement. Il ne nous laissera pour toute clef de compréhension que cette note dans l’édition du livre en allemand en 1949 « Ce n’est pas un livre pour enfants, c’est le message d’un grand poète qui soulage de toute solitude et par lequel nous sommes amenés à la compréhension des grands mystères de ce monde. C’est le livre préféré du professeur Heidegger ».

Alors ce ne sera que spéculations, mais tentons de comprendre ce qu’Heidegger a vu dans cette fiction. Pour cela, il nous faut d’abord comprendre les auteurs et les thèmes qu’Heidegger et Saint-Exépury chérissent. Ils sont tous les deux des lecteurs des classiques. Saint-Exupéry voyageait toujours avec une valise remplie de livres qui comprenait Platon, Pascal, Alain, Hugo, mais surtout Aristote et Nietzsche qu’il admirait par dessus tout. Une admiration partagée par Heidegger qui, comme Nietzsche, est aussi fortement influencé par les présocratiques et en premier lieu Parménide, à partir duquel il poussera la réflexion qui sera le fil conducteur de toute son œuvre, à savoir l’Être, “l’oubli de l’être” et l’étant en tant qu'”être-le-là”, “être-pour-la-mort” et “être-là-avec”, qui se caractérise par l’angoisse, le souci et le soin. Une démarche dans la droite ligne d’Aristote qui, le premier, définira la philosophie comme “la science de l’être en tant qu’être” dans son livre intitulé, a posteriori, Métaphysique où il pense l’être en relation à la “substance”, l’essence commune des êtres sensibles, le “sens premier de l’être en tant qu’être”, et définit les différents modes de l’être en tant que l’être en puissance, l’être en acte, l’être selon les catégories, l’être par soi et l’être par accident, et l’être vrai et faux. Saint-Exupéry, en helléniste, reprend ces réflexions et interroge sur l’homme, son essence et son rapport avec les autres, la technique, le logos et le Tout.

Une phrase, dont nous trouvons deux versions chez Parménide, nous est transmise ainsi dans le fragment 5 : τὸ γὰρ αὐτὸ νοεῖν ἐστίν τε ϰαὶ εἶναι. En gros, et selon la manière de traduire à laquelle on est accoutumé depuis longtemps, cela veut dire : « Or le penser et l’être sont la même chose. » […] Le penser du sujet détermine ce qu’est l’être. L’être n’est rien d’autre que ce qui est pensé par le penser. Or, comme le penser reste une activité subjective, et que penser et être doivent être, selon Parménide, la même chose, tout devient subjectif. Il n’y a pas d’étant en soi. […] Pourquoi Parménide dit-il τε ϰαί ? Parce qu’être et penser sont, dans leur affrontement, unis, c’est-à-dire sont la même chose en tant qu’ils s’appartiennent mutuellement.

Heidegger, Introduction à la métaphysique.

Je vous propose alors de porter un regard sur l’oeuvre du Petit Prince à la lumière de Nietzsche et Heidegger avec de nombreux emprunts à Platon et Aristote, ces derniers étant une synthèse de tout ce qu’on savait de leur temps mais surtout des doctrines de Socrate, Héraclite, Parménide et des Pythagoriciens.

Problème de moteur, Être et Dieu

Le livre débute sur un premier chapitre nous renseignant sur le narrateur de l’histoire. De toute évidence un adulte, qui parle cependant comme un enfant qui a l’air de se détacher des autres grandes personnes, nous expliquant qu’il fut découragé de dessiner très tôt car les gens ne pouvaient comprendre son dessin représentant un éléphant dans un boa qu’il prenait pour un chapeau. Le Petit Prince fera son apparition dans le chapitre 2 quand le narrateur va commencer à nous raconter une histoire qui lui est arrivé il y a 6 ans lorsqu’il fut victime d’un accident d’avion dans le désert. Ce qui n’est pas sans rappeler un passage que nous livre Nietzsche dans ses considérations inactuelles.

Chacun porte en lui une originalité productive qui est le noyau même de son être; et s’il est conscient de cette originalité une étrange auréole se dessine autour de lui, celle de l’extraordinaire. Pour la plupart des gens, c’est là quelque chose d’insupportable, parce qu’ils sont paresseux et que toute originalité est chargée de chaînes pénibles et lourdes à porter. Il n’en faut point douter, pour l’être extraordinaire qui se charge de ces chaînes, la vie sera privée de tout ce que l’on désire durant sa jeunesse, la sévérité, la sûreté d’une carrière facile, l’honneur; son sort, que lui offriront en cadeau ses prochains, sera l’isolement; où qu’il vive ce sera pour lui le désert et la caverne.

Nietzsche, Considérations inactuelles, Schopenhauer éducateur

Sain et sauf mais avec un problème de moteur qui l’oblige à cesser son mouvement et de l’eau pour seulement 8 jours, il fait alors l’expérience de la peur de la mort et de la rencontre de cet étrange personnage qui est le Petit Prince. On peut alors légitimement rapprocher cela de la philosophie d’Aristote. Le mouvement et l’accident relève du domaine de la physique. En se retrouvant à l’arrêt, notre aviateur peut se pencher sur la science première de l’être en tant qu’être, la métaphysique, d’où l’apparition du Petit Prince. Le problème de moteur est une métaphore Aristotélicienne puisqu’ Aristote nomme “Premier moteur” le “moteur du Cosmos”, la cause première, Dieu, qu’il voit comme l’intelligence suprême qui se pense elle même.

“Il en est pour la physique comme pour les mathématiques ; la physique étudie les accidents et les principes des êtres en tant qu’ils sont en mouvement, et non pas en tant qu’êtres. Mais nous avons dit que la science première est celle qui étudie les objets sous le rapport de l’être en tant qu’être, et non point sous quelque autre rapport. C’est pourquoi et la physique et les mathématiques ne doivent être regardées que comme des parties de la philosophie. […] Enfin, en dehors de ces principes, il y a le premier de tous les êtres, le moteur de tous les êtres.”

Aristote, Métaphysique

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Comment lire le Petit Prince

La structure même du livre est intrigante. C’est une histoire pour enfant insérée à l’intérieur de l’histoire d’un adulte. Saint-Exupéry vient nous renseigner ici des deux niveaux de lecture, des deux points de vue possible à adopter simultanément que sont celui de l’aviateur et celui du Petit Prince. On retrouve ici deux concepts cher à Heidegger, celui de l’angoisse provenant de notre conscience d’être mortel et celui de la séparation l’étant et de l’Être. L’aviateur est un étant et le Petit Prince est l’Être de l’étant. C’est la pensée d’une mort potentielle qui pousse le Petit Prince à apparaître. C’est quand on pense à notre mort comme possible qu’on est enclin à penser à l’essentiel. Ainsi, le livre peut-être compris comme un dialogue entre l’aviateur et l’Être, que l’on perd en grandissant. C’est pourquoi dans les premières pages, l’aviateur parle comme un enfant car dans ce désert, il a retrouvé l’enfant qui est en lui.

De la même manière, le surhomme Nietzschéen passe par 3 phases que sont le chameau, le lion avant de finir enfin par le stade de l’enfant qui est pure affirmation. Mais ce stade sera compliqué à atteindre pour le jeune homme car il faut pour cela mieux comprendre la mort et la vie.

Mais il y a de l’enfant dans l’homme plus que dans le jeune homme, et moins de tristesse : l’homme comprend mieux la mort et la vie.

Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra

L’aviateur et le Petit Prince ne font qu’un, nous pourrons alors interpréter l’histoire et les péripéties arrivant au Petit Prince comme l’essence des choses arrivant à l’aviateur. Dans une vision idéaliste, on peut dire que l’aviateur vit dans le monde de la représentation matérielle alors que le Petit Prince est lui dans le monde de l’esprit. Les interactions entre les deux protagonistes auront alors lieu dans l’esprit de l’aviateur. C’est pourquoi le Petit Prince est selon les termes du narrateur “Ni mort de fatigue, ni mort de faim, ni mort de soif, ni mort de peur” lorsque l’aviateur le rencontre au milieu du désert. Il vit dans le monde de l’esprit.

Et que cherche le Petit Prince ? Un mouton. Mais est-ce que c’est le Petit Prince qui cherche un mouton ou l’aviateur qui cherche un berger ? Il demande alors à l’aviateur de lui dessiner un mouton. Aussitôt que ce dernier est dessiné il existe dans le monde de l’esprit, celui du Petit Prince, qui pourra alors l’emmener sur son astéroïde. Mais l’aviateur peine à proposer une version satisfaisante aux yeux du Petit Prince, jusqu’à ce qu’il dessine une boite en indiquant que le mouton est à l’intérieur. Le Petit Prince en est ravi. Pourquoi ? On retrouve ici le parallèle de Parménide entre l’être et la pensée. Mais plus encore, cela fait écho à la discussion au sujet de l’être et de l’imitation qu’on retrouve dans la République de Platon. Dans le livre X de La République, Platon rejette en bloc la poésie homérique et l’art en général au titre que cela relèverait de l’imitation et non de la vérité. L’art serait une mauvaise copie de la réalité qui serait elle même une représentation imparfaite de la vérité existant dans le monde des idées qui est le niveau supérieur. Les Idées sont les réalités immuables, éternelles, qui seules sont vraies. Elles sont la nature profonde des choses, leur essence. Ainsi, les moutons que l’on observe dans les champs sont une représentation imparfaite de l’être d’un mouton. Mais si il nous prenait l’envie de dessiner une instance de ces différentes représentations alors on ne ferait que générer une copie encore plus mauvaise de la réalité. On copierait une chose qui est déjà une copie. C’est pourquoi tant que notre aviateur s’évertue à dessiner un mouton en se référant à une instance vue dans les champs, il ne peut satisfaire le Petit Prince qui souhaite obtenir la forme idéale d’un mouton. Il n’a alors pas d’autre choix que de le cacher pour y parvenir.

Mais vois maintenant comment tu appelles cet artisan que voici ?
– Lequel ?
– Celui qui produit tous les objets que tous les artisans manuels font chacun pour son compte.
– Tu parles là d’un homme habile et admirable !
– Un instant, tu vas bientôt le déclarer encore plus admirable. Car ce même artisan manuel est non seulement en mesure de produire tous ces meubles, mais encore produit-il tous les végétaux qui proviennent de la terre, et il façonne tous les êtres vivants – les autres êtres aussi bien que lui-même – et en plus de cela, il fabrique la terre et le ciel, les dieux, et tout ce qui existe dans le ciel, et tout ce qui existe sous terre dans l’Hadès. […]
– Car au nombre de ces artisans, il faut compter aussi le peintre, n’est-ce pas ?
– Oui, nécessairement.
– Mais tu vas me dire, je pense, que ce qu’il produit n’est pas véritable, et pourtant le peintre d’une certaine manière produit lui aussi un lit, n’est-ce pas ?
– Oui, il produit lui aussi un lit apparent.
– Et le fabricant de lits, ne disais-tu pas tout à l’heure qu’il ne produit pas la forme – qui est, affirmons-nous, ce qu’est un lit – mais un lit particulier ?
– Je l’ai dit, en effet.
– Dès lors, s’il ne produit pas ce qui est, il ne produit pas l’être, mais quelque chose qui en tant que tel ressemble à l’être, mais qui n’est pas l’être. Si quelqu’un affirmait que l’ouvrage du fabricant de lits ou de quelque autre artisan manuel constitue un être qui est complètement ce qu’il est, il risquerait de ne pas dire la vérité. […]
Eh bien, ces lits constitueront trois lits distincts. Le premier est celui qui existe par nature, celui que, selon ma pensée, nous dirions l’œuvre d’un dieu. De qui pourrait-il s’agir d’autre ?
– Personne, je pense.
– Le deuxième lit est celui que le menuisier a fabriqué.
– Oui, dit-il.
– Le troisième lit est celui que le peintre a fabriqué, n’est-ce pas ?
– Oui.
– Ainsi donc, peintre, fabricant de lits, dieu, voilà les trois qui veillent aux trois espèces de lits.

La République, Livre X, Platon

Mais pourquoi un mouton ? Laurence Vanin qui a consacré un livre à ce mouton nous indique que le Petit Prince ne choisit pas un mouton par hasard. Saint-Exupéry aurait fait ce choix car la maison qu’il habitait dans son enfance possédait une fontaine dont les robinets étaient en forme de tête de mouton. Explication possible puisque le Petit Prince aura soif à la fin et dira “Le coeur peut avoir soif aussi” et Saint-Exupéry dira de son côté “Je hais cette époque de toute mes forces parce qu’on y meurt de soif”.

De la tragédie grecque, l’humanité, dans sa décadence, est tombée jusqu’au théâtre de M. Louis Verneuil (on ne peut guère aller plus loin). Siècle de la publicité, du système Bedeau, des régimes totalitaires et des armées sans clairons ni drapeaux ni messe pour les morts. Je hais mon époque de toutes mes forces. L’homme y meurt de soif.

Saint-Exupéry, Lettre au Général X

Notre décor est posé et nous pourrons dans les articles suivants plonger plus en détails dans l’analyse de l’œuvre elle-même qui suivra la trame du récit. Je crois que le Petit Prince est une fiction mettant en avant le voyage du retour chez soi après un parcours initiatique visant à nous “connecter” à l’Être, et que le Petit Prince incarne lui-même l’Être qui est en nous. De la même façon qu’Ulysse va chercher à rentrer chez lui afin de retrouver sa place en harmonie avec le cosmos, le Petit Prince va nous apprendre à rentrer chez nous, dans le pays de l’enfance, où l’Être nous attend.

L’enfance, ce grand territoire d’où chacun est sorti ! D’où suis-je ? Je suis de mon enfance. Je suis de mon enfance comme d’un pays.

Antoine de Saint-Exupéry, Pilote de guerre

1 En ce moment, les disciples s’approchèrent de Jésus, et dirent : Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ?
2 Jésus, ayant appelé un petit enfant, le plaça au milieu d’eux,
3 et dit : Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux.

Matthieu 18, 1

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Références:
Le voyage philosophique du Petit Prince, conférence par Olivier Larrègle
Autour du Petit Prince de Saint-Exupéry, Conférence par Philippe Forest
La Sagesse du Petit Prince, Pierre Lassus
Terre des hommes, Antoine de Saint-Exupéry
Pilote de guerre, Antoine de Saint-Exupéry
Citadelle, Antoine de Saint-Exupéry
Ainsi parlait Zarathoustra, Nietzsche
Naissance de la Tragédie, Nietzsche
Considérations inactuelles, Nietzsche
Humain, trop humain, Nietzsche
Généalogie de la morale, Nietzsche
Par delà bien et mal, Nietzsche
Introduction à la métaphysique, Heidegger
Être et temps, Heidegger
Sur la technique, Heidegger
Gorgias, Platon
La République, Platon

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