Renaissance 2.0 ; Démocratie, Monarchie et Intelligence Artificielle

Ne soyez pas dupes de ce qui est appelé aujourd’hui démocratie. Selon le classement d’Aristote, ce que l’on tient aujourd’hui pour une démocratie, la loi du plus grand nombre, se rapproche plus en réalité d’une oligarchie, la loi d’un petit nombre. La démocratie véritable serait appelée aujourd’hui populisme, par une classe oligarchique qui a volé le nom. Le dernier système proposé par Aristote est le monarchisme que cette même classe oligarchique nomme dictature, et c’est très très mal.

La démocratie contre la liberté et le capitalisme

Pour Stuart Kauffman, la démocratie est le meilleur système politique permettant d’offrir la malléabilité nécessaire.

La démocratie est peut-être de loin le meilleur processus pour résoudre les problèmes complexes d’une société complexe en évolution, pour trouver les sommets du paysage coévolutif où, en moyenne, tous ont une chance de prospérer.

Stuart Kauffman, At home in the universe

Mais d’autres pourront se questionner sur la pertinence d’un système démocratique pour garantir les libertés individuelles. C’est le cas de Hans-Hermann Hoppe qui questionnera le bien-fondé de la démocratie dans son livre Démocratie, le Dieu qui a échoué où il défendra la cause de l’anarcho-capitalisme, avant que Peter Thiel ne résume de façon laconique son inquiétude face à une démocratie de plus en plus avare de libertés.

Je ne crois plus que la liberté et la démocratie soient compatibles.

Peter Thiel

Expérience intéressante proposez par Nick Land, tapez les mots clefs suivants dans la barre de recherche Google “democracy capitalism quote“. Vous trouverez une myriade de citations de personnalités de gauche comme Chavez, Chomsky, Michael Moore qui mettront en lumière combien le capitalisme empêche la démocratie. Ça ne me semble évidemment pas couler de source, mais au moins les capitalistes et les gens de gauche s’entendent sur une chose, les deux ne formeraient pas un couple qui puisse satisfaire leurs attentes pleinement.

“J’adorerais voir un PDG ayant une réelle expérience de l’exécution stratégique dans une grande entreprise, un Elon Musk ou un Jeff Bezos se présenter contre Trump. Je ne pense même pas que l’idéologie compte tant que ça ; une fois que quelqu’un de compétent aura accédé à ce poste, et ressentira un réel sentiment d’autorité et de responsabilité, l’idéologie commencera à compter beaucoup moins.

Curtis Yarvin

Alors pourquoi pas un roi ou un CEO, comme le propose Curtis Yarvin dans sa vision d’un néocameralisme ? Élire un monarque est pour lui le seul moyen pour une démocratie de battre cette coalition oligarchique du monde académique, politique et médiatique qu’il nomme la Cathédrale. Comme Nick Land le fera remarquer, cette coalition repose sur un système de pensée découplé de toute réalité scientifique, donc nécessairement générateur de chaos car incapable de produire l’information nécessaire sur le système.

“Il est intrinsèque à la cathédrale qu’elle gagne tous les arguments, car elle succombe – par pure volonté de puissance – à la réimposition de la sociologie argumentative. Ce faisant, elle détruit le capitalisme, l’entreprise et la science. Au terme de cette trajectoire, il déterre le contrat social oublié de la modernité.”

Nick Land, Science

Si Yarvin met en avant l’idée d’un monarque, il faut surtout retenir de son idée de néocaméralisme le but qu’il se fixe. Il veut des gouvernants responsables de leur bilan, non pas face au peuple mais face aux actionnaires qui ont investis dans le pays.

L’idée est de s’assurer que le pays soit bien géré et non de façon démagogique. Quand on lui demande comment cela fonctionnerait en pratique, il répond simplement “Mettez Elon Musk aux commandes et il saura quoi faire”.

L’idéal de Land et Yarvin se rapproche d’endroits comme Singapour ou Hong Kong. Seul problème, Singapour est un IQ Shredder. L’île attire tous les plus gros QI d’Asie et même d’Europe, leur offre un cadre de vie avec de très hauts standards et ces gens ne se reproduisent pas. Le taux de natalité y est de 0,78 enfants par femme. Mais le problème de natalité sur les hauts QI semble généralisé dans tout le monde moderne avec une pression de sélection favorisant les gens moins éduqués et moins riches. En dessous de 2,1, le destin d’une nation est compromis, et si Singapour s’en fiche un peu car c’est par nature un melting pot, une vieille nation comme la France doit nécessairement avoir une approche différente. Nous avons besoin d’endroits comme Singapour qui vont concentrer les talents. Le projet de Musk de créer la ville de Starbase autour de SpaceX est excellente et pose les bases de ce qui pourrait constituer le pool de personnes qui coloniseront l’espace. Cela pourrait être un Singapour au cœur des USA qui aurait de facto un CEO pour la régir comme l’imagine Yarvin, et ce n’est pas anodin que Musk se soit donné pour titre Technoking.

Cela peut être bénéfique pour l’ensemble de la planète et cela peut faire des émules mais je ne crois pas que ce soit un modèle applicable partout, à toute échelle. C’est le reproche principal que je ferais à la pensée de Curtis Yarvin. Il livre ici une vision du monde pour QI de 150, sur le papier tout cela a l’air attrayant et ça pourrait parfaitement marcher à Singapour. Dans la vision de Yarvin reposant sur l’exit, si un sujet est mécontent il peut simplement aller s’installer ailleurs librement. Or cela ne prend pas en compte les attaches particulières d’un individu à une terre natale et à ses proches. Je n’irais pas jusqu’à appeler cela du “marxisme réchauffé avec les groupes inversés” comme le fait la cofondatrice de Quillette Claire Lehman, mais il est évident que Yarvin passe à côté d’un élément important.

Démocratie, moeurs et information

On ne gère pas une nation comme on gère une compagnie et je conserve pour ma part une préférence pour la démocratie quand il est question de la nation car je crois plus en les moeurs qu’en un système autoritaire pour générer l’ordre. Je préfère vivre en démocratie au Japon plutôt qu’en dictature en Afghanistan car le Japon correspond plus à l’image de l’ordre que je me fais et l’Afghanistan à l’image du chaos. Plus que le système, ce sont les mœurs qui importent. L’ordre vient des mœurs, qui découlent de notre morale, qui découlent du sens qu’on donne à la vie et donc à nos actes. Je crois que le problème majeur de notre démocratie est sa façon de penser le démos qui vient lui même de la façon de penser la nation évoqué dans un article précédent et que je développerai prochainement. Renouer avec un point de vue correct de la nation, c’est retrouver une démocratie plus fonctionnelle.

Une démocratie n’est possible que si certaines conditions sont remplies. Si les démocraties du Japon, Hong Kong, Taiwan ou même Singapour, fonctionnent plutôt bien, c’est en partie parce qu’ils sont restés des ensembles ethniquement homogènes.

Les sociétés les plus ethniquement homogènes sont aussi les plus à même d’être dotées de généreux systèmes de prestations sociales : accepter une redistribution de ses revenus pour aider les gens dans le besoin est cognitivement plus facile lorsqu’ils nous ressemblent, car notre « module de détection des tricheurs » nous susurre à l’oreille que les risques d’escroquerie sont peu élevés. […] les démocraties les plus stables semblent avoir plus de chances d’émerger dans des pays riches et ethniquement homogènes, ce qui laisse entendre que les individus se plient d’autant plus volontiers à l’autorité qu’ils estiment que « les leurs » pourront en tirer profit.”

Peggy Sastre, La haine orpheline

Une autre de ces conditions capitales est la bonne circulation de l’information qui amène à plus de néguentropie. La multiplication de désinformation et l’entrave à la connaissance sont mortels pour une société. Si cette désinformation vient directement du gouvernement comme l’histoire des masques de Sibeth Ndiaye pour cacher l’incompétence de ce dernier ou les faux tickets des supporters anglais de Darmanin pour cacher la défaillance de son organisation et l’attitude des “locaux”, ces gens prouvent qu’ils n’ont aucun respect pour l’information et ils méritent d’être retirés de tout postes de pouvoir.

Mais on peut légitimement questionner la démocratie dans sa capacité à favoriser le mieux la liberté et l’ordre méritocratique. Dans sa nature même, la démocratie, mais encore plus le suffrage universel, revêt une facette égalitariste. Un homme-une voix, chaque homme a le même poids indépendamment de ses compétences et de ses connaissances, ils sont considérés égaux. Alors elle va toujours tendre vers un ventre mou ne favorisant pas l’élitisme et la hiérarchie naturelle puisqu’elle peut devenir un instrument des médiocres, les plus nombreux dans toute société, pour empêcher les plus capables, une infime partie de toute société.

Pay Attention to the Middle of the Bell Curve - hrmforce

Il semble que de plus en plus la démocratie s’inscrit en opposition à la liberté de penser, de s’associer, d’entreprendre… Je me garderais ainsi d’élever cette dernière au rang de vache sacrée ou comme condition sine qua non au capitalisme et à la liberté car il me semble qu’elle est par nature un agent de la malléabilité, ce qui n’est pas un mal quand elle permet de défaire un ordre trop stricte empêchant de libérer la créativité mais peut, à terme, devenir un danger pour les libertés et la civilisation.

Étant assez réaliste, et ne me faisant pas d’illusions quant à un système idéal, je crois qu’il n’est pas impossible, afin d’assurer un bon compromis entre malléabilité et stabilité, que nous soyons condamnés à alterner entre les différents systèmes politiques comme Platon l’a mis en avant dans son anacyclose.

Anacyclose de Platon

Un nouveau système présentant des avantages venant corriger les problèmes du précédent finirait inévitablement par nous éloigner de notre optimum recherché à son tour et appellerait à un nouveau changement de régime permettant d’osciller autour de ce dernier. Nous serions donc dans la phase d’ochlocratie qui appelle à l’arrivée d’un monarque.

Dans son ouvrage intitulé La politique, Aristote tient des propos très similaires sur les bonnes formes de gouvernement et leur déviations.

Les déviations de ces gouvernements sont : la tyrannie, pour la royauté ; l’oligarchie, pour l’aristocratie ; la démagogie, pour la république. La tyrannie est une monarchie qui n’a pour objet que l’intérêt personnel du monarque ; l’oligarchie n’a pour objet que l’intérêt particulier des riches ; la démagogie, celui des pauvres. Aucun de ces gouvernements ne songe à l’intérêt général.

Aristote, La Politique

Il se pourrait également que les différents régimes suivent notre capacité à dissiper l’énergie. Les démocraties occidentales sont nées avec la Révolution Industrielle et notre capacité exponentielle à dissiper l’énergie s’accompagnant de croissance. Ce faisant, le peuple peut nourrir de nouvelles attentes et porter au pouvoir des gouvernants décidés à se montrer plus conciliants avec ces derniers.

“Le premier grand pays européen à basculer dans la démocratie fut la Grande-Bretagne, à la fin du XVIIe siècle, alors que son économie venait de connaître pendant deux siècles un taux de croissance qui, pour faible qu’il fût au regard des prétentions de tout chef d’état actuel (0,6 % par an !), n’en était pas moins le double de ce qu’a connu l’Europe continentale sur la même période. La généralisation à toute l’Europe de ce régime politique, qui laisse à la population une large voix au chapitre pour dire par qui elle veut être gouvernée, et donc provoque mécaniquement l’apparition de candidats surenchérissant de promesses de monde meilleur, coïncide un peu partout avec le développement de la machine à vapeur, et donc avec l’essor du PIB par personne, à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe.”

Jean-Marc Janconvici, Dormez tranquille jusqu’en 2100

Ainsi, peut-être que notre époque ne fera pas l’économie d’un césarisme si jamais nous échouons à trouver une énergie de remplacement sur le long terme pour le pétrole. Mais si jamais cela devait se produire, alors j’espère que ce monarque sera suffisamment avisé pour prendre en compte les quelques savoirs que je délivre dans cette suite d’articles.

Nations démocratiques et Corpolis monarchiques.

Comme nous l’avons vu, les sociétés, les nations, les entreprises, les familles et les individus sont des structures dissipatives et, comme tout système auto-organisé, je crois qu’on gagnerait à trouver un mode politique qui favorise l’auto-organisation de ces structures. On le voit à l’œuvre aujourd’hui par exemple dans le phénomène qu’on nomme le white flight. Les gens choisissent d’aller vivre avec ceux qui leur ressemblent/ Que fait l’état en réponse ? Il impose des migrants partout, il impose des logements sociaux car il veut favoriser la mixité. La mixité est un autre nom pour l’entropie. Laissons les gens libres de vivre où ils le souhaitent.

Je crois alors qu’il serait possible de faire coexister les deux systèmes démocratiques et monarchique pour le meilleur. Voila comment je vois les choses. Tout individu appartient à une famille et une nation, famille des familles, en fonction de sa naissance. Si vos parents sont français alors vous êtes français même en naissant en Angleterre. Les familles sont “monarchiques” puisque les parents sont responsables des enfants, et elles appartiennent à une nation qui dispose du droit de s’organiser comme elle l’entend. La nationalité ne reposant que sur la naissance, les décisions ne peuvent que porter sur les idées et la meilleure façon de gérer sa communauté de destin. Cela permet d’éviter les problèmes observés en Occident à l’heure actuelle autour du multiculturalisme avec les minorités défendant leurs intérêts et non des idées. La démocratie a du sens tant qu’il y a un demos et la démocratie me semble adapté pour gérer une nation.

La libre entreprise repose, elle, sur un marché libre. De la même façon que les familles sont des structures néguentropiques qui appartiennent à la nation, les entreprises sont des structures néguentropiques appartenant au marché libre. Le succès entrepreneurial peut alors conduire les multinationales à créer leur zaibatsu. Le terme zaibatsu est à l’origine un mot Japonais pour décrire les multinationales qui ont un pied dans de multiples activités. Mais il faut le comprendre ici selon la forme qu’elles prennent dans le roman Neuromancien. Les employés travaillent pour un zaibatsu toute leur vie, chantent les hymnes de l’entreprise, bénéficient d’un logement de fonction et de funérailles. Elles ont leur propre service de sécurité protégeant les membres importants. Elles sont la forme d’intelligence dominante sur la planète, une structure indépendante des vies individuelles qui la composent. Leur sang est l’information.

“Dans le monde de Case, le pouvoir était réservé aux entreprises. Les zaibatsus, les multinationales qui avaient modifié le cours de l’histoire humaine, avaient transcendé les anciennes barrières. Considérés comme des organismes, ils avaient atteint une sorte d’immortalité. On ne pouvait pas tuer un zaibatsu en assassinant une dizaine de ses dirigeants ; d’autres étaient prêts à prendre le relais grâce aux vastes banques de mémoire des entreprises.”

William Gibson, Neuromancer

Poussez l’idée encore un peu plus loin jusqu’à la cité privée et vous avez ce que je nomme la Corpolis, la cité gérée par un zaibatsu. Des hot spots où le flux d’énergie les traversant est maximiser. Des concentrés chimiquement purs de néguentropie. Elles peuvent accueillir des gens de différentes nations qui choisissent de vivre ensemble, unis par une des valeurs et une volonté commune définies par la Corpolis.

Ainsi, les nations comme les Corpolis seraient libres de définir leurs conditions d’organisation et elles en seraient responsables. Les Corpolis pourraient choisir d’aller, si elles le souhaitent, vers une monarchie fonctionnant sur le principe proposé par Curtis Yarvin. Une Corpolis pourra donc être élitiste, hiérarchique et se fixer des buts précis mais elles reposeront sur le libre choix mutuel d’y appartenir ou non. À l’inverse Twitter pourrait avoir sa propre Corpolis anarcho-communiste avec ses propres règles internes et ses propres buts.

Inégalités, égalité et thermodynamique

Comme je l’ai dis, une entreprise comme une nation sont des structures dissipatives obéissant au lois de la thermodynamique. En tant que structures dissipatives, elles sont des systèmes thermodynamiques ouverts qui vont naturellement s’éloigner de l’entropie, donc de l’égalité. Plus elles vont être efficaces, plus les inégalités vont grandir.

Or, on sait que la sélection naturelle va favoriser à la fois les individus les plus égoïstes et les groupes les plus altruistes. La démocratie au sein d’une nation pourra alors constituer un moyen de prévenir l’égoïsme de ses élites et favoriser l’altruisme qui réduira les inégalités. Pour une Corpolis c’est différent. Les individus font le choix librement consenti de les rejoindre et tou les gens regardent vers le même but. La problématique n’est pas de faire cohabiter des gens ayant des aspirations différentes. Les rancoeurs envers la hiérarchie doit aussi être atténuée. Ainsi elle pourra mieux supporter l’inégalité. De plus les plus hauts placés dans la hiérarchie devraient naturellement être plus enclin à l’altruisme avec des gens partageant un même but et réduire d’eux même ces inégalités.

La démocratie présente des inconvénients mais reste “le plus mauvais système à l’exception de tous les autres” pour gérer une nation à mon sens. Mais la démocratie tend à s’opposer au capitalisme car elle s’oppose à l’inégalité et les entreprises sont, elles, naturellement monarchiques et hiérarchiques. Une entreprise devenant suffisamment importante pourra devenir une Corpolis et créer sa propre cité gérée par le CEO tel qu’imaginait par Curtis Yarvin. Elles seront nécessairement élitistes et hiérarchiques car elles reposent sur le libre choix mutuel d’y appartenir ou non alors que la nation relevant de la naissance est subit. Des systèmes démocratiques nationaux pourraient alors cohabiter avec des systèmes monarchiques locaux incarnés dans des Corpolis… pour l’instant.

Quid de l’Intelligence Artificielle

Je parle ici du présent immédiat. Mais je crois que l’anacyclose n’est jamais que la conséquence du système cybernétique qui gère la structure dissipative qu’est la société humaine. Le technocapital lui même est une structure dissipative avec son propre système cybernétique. Ma conviction profonde est que ce que nous appelons Intelligence Artificielle sera l’intelligence centralisée du technocapital. Son cerveau. Nous ne sommes jamais que son système nerveux qui le nourrit en données à traiter.

Comme le pointe Max Borders, un CEO, ou un roi ne sera jamais assez intelligent pour concevoir, gérer ou réparer un système adaptatif complexe en monarque absolu. D’ailleurs, de plus en plus d’entreprises se tournent vers des philosophies de gestion évolutives qui ne nécessitent pas un super cerveau exécutif pour fonctionner. Les entreprises sont évidemments elles aussi des structures dissipatives. Il est donc évident que cette approche est plus adaptées à un système auto-organisé tendant vers un but, et ce dernier point est le plus important.

Ces compagnies se fixent des objectifs et choisissent des Kay Pi Aïeze (Key Performance Indicator) pour mesurer leur progrès. Mais si des compagnies évoluent vers de nouveaux systèmes car ils mesurent sa plus grande efficacité, alors un gouvernement comme Yarvin l’imagine le fera aussi et le but d’une compagnie comme celui d’un gouvernement doit être la maximisation du flux d’énergie et de matière la traversant, ce qui est corrélé aux bonheur de ses agents. Et c’est pourquoi la définition claire de ce but est plus importante pour moi que la façon de l’atteindre qu’on peut trouver par essai-erreur en laissant cohabiter différents systèmes et avec l’aide de l’IA, qui sera le véritable monarque. Mais même avec une IA, le plus important est l’information avec laquelle on la nourrit collectivement, elle est donc aussi grandement démocratique.

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