Comprendre le libéralisme par le sexe

En commençant à écouter l’émission (Sur)vivre sans sexe d’Ovidie et Tancrède Ramonet, je ne m’attendais pas (naïf que je suis !) à une émission anti capitaliste et féministe. En effet, passant sur les Incels dans le premier épisode, les trois autres ne donnaient la parole qu’aux femmes militantes de gauches. Volonté ou absence d‘intervenant « hommes de droite » ? C’est possible. Cependant cela me donna envie d’écrire sur le rapport entre vision économique et sexuelle…

Le Marché du sexe, état des lieux

L’état du sexe contemporain ne satisfait personne : la misère sexuelle est massive chez les hommes, et l’insatisfaction chez les femmes….

Voilà ce que j’allais écrire, avant de me dire qu’il vaut mieux éviter d’écrire des bêtises, se renseigner et se baser sur des données objectives. Je me baserai sur l’étude des pratiques sexuelles de l’Ifop de 2014, très complet.

En couple ou célibataire ?

Il se trouve que le célibat touche environ ⅓ des hommes (32%) et des femmes (35%). Premier choc. Penchons-nous cependant plus sur les chiffres, car ce constat bouscule en règle générale les constats empiriques, l’expérience partagée.

La différence entre les sexes réside dans les âges du célibat : 60% des moins de 25 ans côté hommes sont célibataires, 35% n’ont jamais été en couple. Du côté des femmes, ce sont 48% des femmes de moins de 25 ans qui sont célibataires (c’est tout de même élevé), mais seulement 24% n’ont jamais été en couple. Nous pouvons d’ores et déjà tirer deux enseignements :

Internet ayant un effet loupe, et étant globalement masculin et jeune, le célibat des hommes est sur-représenté sur la toile, particulièrement sur les plateformes type JVC 18-25. D’autre part, cela réaffirme que les hommes jeunes sont les moins bien lotis, confirmant la tendance des femmes pour les hommes plus vieux et possédant plus de patrimoine. L’hypergamie féminine est par ailleurs confirmée par les chiffres : 75% des hommes CSP+ sont en couples, contre 62% des CSP-. Chez les femmes, nous sommes respectivement à 71% et 68%.

Nous touchons ici à la première partie de notre propos sur le sexe, en parlant du couple. Cependant intéressons-nous à ce qui nous occupe ici, le sexe :

La quantité de sexe

Au niveau du sexe, au global, 21% des français (28% des hommes et 15% des femmes) ont eu plus de 10 partenaires dans leurs vies. Nous retrouvons nos 70/30, les “Chad” étant les 30%. On remarque cependant que 42% des femmes ont eu entre 1 et 3 partenaires (on est loin du « cock carousel »). En moyenne, les femmes ont eu 7 partenaires, les hommes 14. Toujours le même constat, les hommes de moins de 25 ans sont 20% à ne jamais avoir eu de rapport, contre 17% des femmes. Ce sont donc là des niveaux équivalents. Là encore, les inactifs sont les plus défavorisés (7% des inactifs n’ont jamais eu de rapports).

Voici l’état des lieux de la misère sexuelle. Nous pouvons donc voir qu’elle est sur-représentée dans les catégories jeunes, masculines et à faible revenu. C’est probablement pour cela que le discours sur la misère sexuelle est si présent sur internet, donc si audible. Également, les chiffres sont clairs mais échouent à donner le paysage “sensitif”, le ressenti global de la population. Au niveau qualitatif justement, examinons ce qu’il en est. Dans (Sur)vivre sans sexe, Ovidie et Tancrède Ramonet dressent un constat alarmant, notamment du côté des femmes, sur la satisfaction sexuelle. Encore une fois, cela correspond avec « l’air du temps ». Qu’en est-il vraiment ?

Dans le détail, les femmes sont 32% à n’avoir aucun rapport hebdomadaire. Cependant, ce chiffre est faussé par les 65 ans et plus qui sont 60% à ne plus avoir de rapport. Cependant cela provient des différences d’espérance de vie, donc du nombre de veuves (67% des femmes célibataires, et 58% des personnes sans rapport sont célibataires ayant déjà été en couple). Les hommes jeunes sont toujours les grands perdants. Fait intéressant, les courbes se croisent à 35ans. « Le mur » serait-il une réalité ?

Au niveau quantitatif, nous sommes donc sur des ordres de grandeur équivalents. Passons au qualitatif. Déjà, nous pouvons voir que la satisfaction sexuelle domine.

La qualité du sexe

Surprise, la satisfaction sexuelle pour les deux sexes est très proches, et assez élevée. Les femmes sont même davantage “très satisfaites” que les hommes (31% contre 26%). La situation d’insatisfaction provient des célibataires (52%). Cependant, les femmes célibataires sont beaucoup moins satisfaites que les hommes célibataires (57% des hommes satisfaits contre seulement 49% des femmes).

Encore une fois, nous pouvons voir que le ressenti global diffère de la réalité. Si je voulais proposer une analyse, je dirais que les femmes célibataires sont plus actives sur les réseaux sociaux, plus militantes. Y aurait-il une corrélation entre l’insatisfaction sexuelle et l’implication politique (féministe anticapitalisme) ? Qui de l’œuf ou de la poule ?

Comprendre l’économie par le sexe…

Voici la transition parfaite pour le cœur de cet article. Les insatisfaits du marché du sexe, qu’ils soient Incels ou féministes, ont le même ennemi : le libre marché et le capitalisme. Pour les premiers, il est à l’avantage des femmes et des “Chad”, car en l’absence de toute régulation, ce serait la loi du plus fort. Pour les seconds, pareil, capitalisme = patriarcat et rapport de force. La forme ultime de l’oppression des dominants.

Les similitudes entre le marché et le sexe

(J’utilise ici les visions généralement admises, même fausses)

Le libre marché avantage les gens intelligents ou les gens bien nés. Certains s’en sortent par leurs talents, d’autres par leur héritage. Il en va de même avec le sexe ; Les personnes bien nées (les belles gueules) et les personnes talentueuses (celles qui jouent sur le charme, la tchatche, ou le portemonnaie) s’en sortent mieux.

Il est toujours amusant de noter que l’intelligence est valorisée (réussir avec son cerveau) alors que la beauté est dévalorisée (réussir avec son physique). Il n’y a pourtant pas de différence entre les deux : le physique comme les capacités intellectuelles sont largement innés. Cependant, c’est un travail de chaque instant de conserver et développer son physique comme ses capacités intellectuelles, et c’est un talent de savoir bien les utiliser pour réussir.

Nous sommes en présence d’un marché d’offre et de demande qui s’ajuste naturellement : les meilleurs sont l’offre, les autres la demande. Il y a les producteurs d’érotisme et de désir, et les consommateurs, sachant que l’on peut faire partie des deux catégories en même temps ou alternativement.

Comme les biens et les services, les consommateurs font face à la rareté. Les parts de marchés s’entrechoquent, se chevauchent. Arithmétiquement, il y a à peu près autant d’hommes que de femmes. Cependant, la monogamie et le couple ne sont pas un état particulièrement naturel chez l’humain. Ou au moins pas indépassable. Si ces deux phénomènes sont des ordres spontanés (en vocabulaire Hayekien), la société a tenté de rationaliser le processus, de le construire juridiquement, par le biais du mariage.

Étatiste ou collectiviste ?

Pleurer la fin du mariage revient à pleurer la fin du salariat. C’est d’ailleurs assez drôle, car vous avez probablement déjà entendu dire “Avant, quand on entrait dans une entreprise, c’était pour la vie !”. Eh bien vous entendez également ce discours pour le mariage. On déplore le nombre de divorce, parfois le nombre de partenaires sexuels trop élevés. Il en va de même en économie : les personnes talentueuses passent d’entreprises en entreprises au gré de leurs envies. C’est parfois un échec, parfois une réussite. L’herbe est parfois plus verte ailleurs mais pas toujours. Comme pour le couple.

Adopte un mec demandait, par exemple, au niveau des “envies”, s’il s’agissait de CDI (couple) ou CDD (plan culs). Cette blague est d’une lucidité extrême.

Les perdants du système, eux, hurlent. Un licenciement fait toujours mal, mais se vit aussi en fonction des capacités à rebondir. Une rupture également.

La sécurité du couple, le CDI

La volonté de sécuriser la relation par le mariage est la même que celle qui a poussé à la création du CDI. C’est un contrat à durée illimitée (jusqu’à ce que la mort ou la retraite vous sépare), mais qui peut être rompus dans des cas précis :

  • La rupture conventionnelle, ou le divorce amiable, qui permet en cas d’accord sur la séparation de casser le contrat sans effusion de sang,
  • Le licenciement ou divorce pour faute, qui sanctionne un manquement d’un des deux contractant, en général au profit de l’autre. Les processus sont par ailleurs les mêmes, la faute étant constatée en flagrant délit ou provoquée (recherche de motif de blâme, ou emploi d’un détective privé).

Point supplémentaire, la partie la plus faible reçoit une contrepartie à la rupture (indemnité ou prestation compensatoire).

Ceux qui déplorent la fin du mariage sont des personnes attachées aux apparences, à la surface. Le mariage est la reconnaissance d’une relation pour des motifs patrimoniaux et filiales. Mais le couple qu’il sanctionne existe indépendamment de lui. Les facilitations du divorce proviennent du fait que l’Etat ait, pour une fois, compris que la carte doit ressembler un minimum au territoire. De nombreux couples restaient mariés sans vivre ensemble, voire vivre avec d’autres, quand ils ne pouvaient pas divorcer. “On prenait un amant” quand la relation n’était pas satisfaisante.

Un second profil de personne pleurant la fin du mariage existe. Les Incels le voient comme le moyen de contrôler l’hypergamie féminine, de restreindre en fait l’offre des Chad. En effet, si les Chad ne pouvaient se soustraire au mariage pour avoir accès aux femmes, ils n’auraient accès qu’à une femme (en théorie). Chaque mise en couple de Chad serait une chance pour les couches inférieures de la société sexuelle. Ce serait une femme garantie (ou presque) à tous. Ce serait une régulation du marché, la garantie du sexe.

Communisme sexuel

Dans leur podcast intitulé Le communisme sexuel, les animatrices de Radio Chaton ont posé les mots justes. La volonté de garantir un accès au sexe à tous provient du même mécanisme mental que l’inflation des droits (travail, logement, loisir, etc…).

La plupart de ces droits sociaux découlent de la phrase “De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins”.

« Une des conséquences de la notion de « droits » est que des gens qui n’ont rien apporté à la société estiment que la société leur doit quelque chose, apparemment simplement en raison de leur gracieuse présence ».

Thomas Sowell est un économiste et chroniqueur américain, professeur à l’université Stanford.

Le mot est lâché, besoin. Sans même questionner la légitimité du concept visant à fournir à chacun ce dont il a besoin, nous pouvons nous attarder sur l’étendue des besoins reconnus. Voici les droits qui étaient reconnus dans la déclaration des droits de l’homme et du citoyen :

  • droit à la liberté (articles 1, 4 et 5 de la DDHC) ;
  • principe d’égalité (articles 1 et 6 de la DDHC) ;
  • principe de consentement des citoyens à la loi et à l’impôt (article 13 de la DDHC) ;
  • droit de propriété (articles 2 et 17 de la DDHC) ;
  • droit à la sûreté (article 7 de la DDHC, toute détention doit être justifiée en vertu de la loi) ;
  • non rétroactivité des lois pénales (article 8 de la DDHC) ;
  • présomption d’innocence (article 9 de la DDHC) ;
  • liberté de penser (article 10 de la DDHC) ;
  • liberté d’expression (article 11 de la DDHC).

En réalité, ces droits découlent tous du droit de propriété (droits dits négatifs). Examinons désormais les nouveaux droits, les “droits sociaux” :

  • Le droit au logement
  • Le droit au travail
  • Le droit à la santé
  • Le droit à la sécurité matérielle (sic)
  • Le droit au repos (sic)
  • Le droit aux loisirs (sic)

Quelle est la différence entre ces droits et les précédents ? Contrairement aux droits découlant philosophiquement du droit de propriété, ceux-ci découlent philosophiquement du droit à l’expropriation (droits dits positifs) :

« Si certains ont le “droit” de vivre aux dépens du travail des autres, cela veut dire que ces autres sont privés de leurs droits et condamnés à travailler comme des esclaves. Tout prétendu “droit” d’un homme, qui nécessite de violer les droits d’un autre homme, n’est pas, et ne peut pas être un droit. Personne ne peut avoir le droit d’imposer une obligation que l’on n’a pas choisie, un devoir sans récompense ou une servitude involontaire. II ne peut pas y avoir de “droit de réduire des hommes à l’esclavage ».

Ayn Rand, philosophe, scénariste et romancière américaine d’origine russe.

Revenons en maintenant à ce qui nous intéresse : le sexe. Pourquoi le sexe serait un besoin moins légitime que les autres ?

C’est bien ce que dit l’APPAS, qui milite pour “l’accompagnement à la vie affective, sensuelle et/ou sexuelle des personnes en situation de handicap”. Le sexe serait donc un droit et une liberté fondamentale ? Si c’est vrai pour les handicapés, pourquoi cela ne le serait-il pas pour les autres ?

Personnellement, je suis d’accord avec cette assertion, mais du point de vue libéral : personne ne peut être empêché dans sa vie sexuelle par autre chose que le consentement d’autrui. Les partisans des “droits sociaux”, s’ils sont cohérents, devraient penser autrement.

Si c’est un droit fondamental, alors la “société” doit en pourvoir les individus, non ? Comme pour le logement, il devrait y avoir des DASO (Droit Au Sexe Opposable), corolaire du Droit Au Logement Opposable, qui “reconnaît un droit au logement décent et indépendant aux personnes (résidant en France de façon stable et régulière) qui ne peuvent accéder par leurs propres moyens à un tel logement ou s’y maintenir.”

Sur le même modèle, il faudrait garantir un droit au sexe aux personnes ne pouvant y accéder par leur propre qualité. Cela voudrait dire imposer à des personnes de coucher avec les indésirables du marché sexuel. Car c’est bien le principe de l’impôt, prendre à certains pour donner à d’autres. Ce qui semble acceptable lorsqu’il s’agit du produit de son corps et son esprit paraît rapidement inhumain lorsqu’on parle de ce corps et de cet esprit pour eux-mêmes.

Vos poils se hérissent ? Le consentement vous importe tant que ça ? Parfait, à moi aussi. Si vous pensez que des personnes peuvent désirer être “accompagnant sexuel”, mais qu’imposer à certains des relations sexuelles avec d’autres est immoral, vous venez de découvrir le principe de libre association. Vous pensez qu’on ne peut “prendre du sexe” sur une personne par la force ? Vous êtes favorable au principe de non-agression. Vous ne voulez pas qu’on touche à votre intégrité physique, à votre corps ? Vous avez compris le concept de propriété privée.

Soyez cohérents, devenez libéraux !

7 comments
  1. Merci pour cet article; il y a toujours un point peu commenté dans les études portant sur la sexualité, et les articles qui les discutent: les nombres de partenaires moyens (7 et 14 chez les femmes/hommes). En principe ces chiffres sont impossibles, car si une femme a un rapport sexuel avec un nouveau partenaire, alors réciproquement un homme a un rapport avec une nouvelle femme. En décomptant ainsi et en divisant par les populations d’hommes et de femmes, on obtiendrait le même résultat dans les deux cas.

    L’homosexualité ou la prostitution ne biaisent en rien ce raisonnement, mais un déséquilibre (léger) peut être introduit par la différence de population homme-femme et les classes âgées (ayant eu des partenaires décédés).
    Mon interprétation est que les hommes gonflent leur nombre de partenaires tandis que les femmes maquillent le leur en sens inverse. Ou alors je n’ai rien compris?

    1. C’est tout à fait possible pourtant. Si un homme H1 a une relation sexuelle avec une femme F1 puis une seconde avec une femme F2 alors H1 a eu deux partenaires quand F1 et F2 n’en ont eu qu’un seul.

      1. Jusque là on est d’accord, mais dans la population réelle il y a (quasiment) autant d’homme que de femmes. Donc dans cet exemple, pour équilibrer les populations, il faudrait qu’il y ait un homme H2 qui est disons incel 🙂 En faisant les moyennes, vous tombez dans les deux cas sur 1. S’Il sort de l’incelitude et a un rapport avec F1 et pas F2, on tombe sur 1.5 dans les deux cas, etc…

  2. Bonjour,
    article intéressant. Je suis d’accord avec son contenu, toutefois une petite remarque.
    Bien que le mariage soit en effet une question de filiation, le fait de se mettre en couple “durable” est généralement dicté par le simple fait de vouloir construire une famille, tout connement, et de vouloir éduquer ses gosses, de leur transmettre non seulement des gènes mais aussi une éducation, une culture.
    De plus, avoir été en couple stable est un facteur de bonheur reconnu pendant la viellesse.

    Du coup quand vous dites ” Cependant, la monogamie et le couple ne sont pas un état particulièrement naturel chez l’humain. Ou au moins pas indépassable. Si ces deux phénomènes sont des ordres spontanés (en vocabulaire Hayekien), la société a tenté de rationaliser le processus, de le construire juridiquement, par le biais du mariage.”
    ce passage demande est un peu faible, et demanderait plus d’explication puisqu’il va a minima contre le sens commun.

  3. Bonsoir,

    Votre article est bien documenté, bien sourcé. Je suis d’accord avec vous : les féministes et les masculinistes ont beau s’opposer (révolutionnaires vs réactionnaires), ce sont des laissés pour compte intolérants à la frustration ; l’ironie du sort les conduit bêtement à considérer leurs adversaires respectifs comme des alliés du capitalisme.

    Cependant, votre dernier paragraphe est étrange : vous ne nous enjoignez pas à devenir libéraux, mais à devenir des anarchistes et des bitniks… si je me fie à votre définition. D’ailleurs, les socialistes et les anarchistes sont des libéraux déçus : ils veulent les acquis du libéralisme… sans le capitalisme. Le libéralisme ne serait pas assez révolutionnaire à leur goût.

    On ne défend pas le capitalisme pour les mêmes raison : vous êtes un apôtre des Lumières, je suis un réaliste ; vous parlez de l’égalité des droits – les conservateurs comme Thomas Sowell ont raison de séparer le droit et la loi morale – et d’égales opportunités pour tous, tandis que je pense géopolitique, puissance, sécurité et prospérité de l’état. Les libéraux ont ouvert la voie au positivisme juridique avec leur fausses conceptions du droit. Le libéralisme a engendré le monstre actuel : le socialisme ; embrasser le libéralisme serait revenir à la source du problème : cela n’aurait aucun sens!

    Les humains ne sont pas médiocres et stupides, mais intelligents, pervers et mauvais car doués de libre arbitre et de raison ; même avec le prosélytisme religieux en faveur du libéralisme, ou d’une quelconque idéologie, vous n’arriverez à rien. Les humains ne peuvent pas être réformés car nous ne sommes pas faits pour l’excellence moral et la perfection puisque nous sommes responsables moralement de nos actes ; il suffit d’étudier objectivement l’histoire pour comprendre que nous sommes entre l’ange et la bête.

    Ne méprisez pas l’Homme, craignez le ! Voilà ce que l’on pourrait conseiller aux incels et autres personnes pourries par le ressentiment ou l’orgueil. S’il devait y avoir une seule morale, ce serait cultiver le sens du tragique.

    1. Je laisserai l’auteur répondre mais je ne comprends pas bien ce qui vous fait dire dans le dernier paragraphque que l’auteur veut nous pousser “à devenir des anarchistes et des bitniks”.

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