L’obsolescence du libéralisme du XXème siècle : Un colloque Lippmann en 2037 ?

Dans mon ouvrage tout récent, une de mes thèses est que la gauche et la droite intellectuelles se sont complètement fossilisées dans les premières décennies juste après la Seconde Guerre Mondiale. Par conséquent, elles se sont surtout coupées des avancées scientifiques sur les sciences de l’Homme particulièrement en France (arrogance et nombrilisme obligent). Seulement, je n’ai pas fait une partie explicite sur l’obsolescence de certains postulats du libéralisme et de ses intellectuels. La force du libéralisme est son aspect trans-courant, car finalement, l’individualisme qu’il défend peut se retrouver aussi bien à gauche (libertaire notamment) qu’à droite (libéralisme économique). Par contre, les intellectuels libéraux ont un peu trop tendance à croire que le duo gauche-droite finit par s’effacer autour de la question libérale : il n’en est rien. De plus, le libéralisme historique n’est pas exempt d’une obsolescence fondamentale dans ses postulats sur l’individu à l’orée des études scientifiques comportementales et de ses frictions dans certaines de nos « démocraties pluriethniques » (comme le dit le politologue Yascha Mounk).

Retour historique d’un renouvellement du libéralisme : le Colloque Lippmann de 1937

Comme nous le rappelle le philosophe Serge Audier, si on se débarrasse des caricatures sur la description écrite par les inspirateurs de Foucault, Bourdieu ou encore le gaulliste Régis Debray (avec ce concept foireux du libéralisme-libertaire), l’avènement de ce qu’on appelle le néo-libéralisme était assez logique rétrospectivement. La poussée d’une forme de socialisme plus ou moins utopique à gauche avait commencé à repousser les partisans du libéralisme de plus en plus à droite. Par conséquent, biais naturaliste de la droite oblige, le libéralisme avait commencé à se fossiliser dans une espèce de déclamation du marché comme un Ordre Naturel où il ne fallait pas intervenir peu importe les désordres sociaux. Ce qu’on pourrait appeler le « manchesterisme » – en référence notamment à la Ligue Cobden du libre échange du milieu du XIXème siècle, qui était entre autre soutenue en France par Frédéric Bastiat, – ou « libéralisme du laissez-faire », vivait ses dernières heures. Les deux guerres mondiales, qui ont fait émerger beaucoup d’idéologies animées par le ressentiment anti-bourgeois et anti-libéral (communisme, fascisme, etc..) auraient tout à fait pu achever ce qu’était devenu le libéralisme.

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Le libéral allemand Alexander Rustow avait parlé à l’époque d’un « aveuglement sociologique » des partisans du laissez-faire qui n’ont jamais voulu conceptualiser un « ordre de liberté » pour l’éducation des masses. Souvent bourgeois, cela allait de soi pour eux comme un ensemble d’attitudes, de comportements qui allaient se déclencher automatiquement face aux aléas sociaux causés par le marché. Cette forme « d’autisme psychologique » ou plutôt ce sophisme psychologique projeté sur l’ensemble des individus d’une société est un travers toujours présent dans le libéralisme (ou la nouvelle mouture néo-libérale) comme je le montrerai un peu plus tard. C’est alors que l’Américain Walter Lippmann, ami de l’économiste Keynes, partisan ni d’un collectivisme, ni d’une forme de « troisième voie », inspiré notamment par la philosophie kantienne et thomiste, entre en jeu. Il avait réussi à « sauver le soldat libéralisme » en le refondant moralement en proposant une approche sociale plus satisfaisante tout en gardant les principes de progrès et les connaissances économiques qu’elle recèle. Lippmann a en quelque sorte « gauchisé » le libéralisme de l’époque pour le renouveler à travers le colloque Lippmann de 1937, seuls des doctrinaires radicaux du « marché non entravé » comme Ludwig Von Mises – dans une moindre mesure Hayek – n’ont jamais reconnu le terme de « néo-libéralisme ».

Certaines critiques de gauchistes ou altermondialistes (illettrés économiques notoires) ont voulu attribuer une liaison directe entre le néolibéralisme du Colloque Lippmann et les gouvernements de Thatcher et de Reagan notamment à travers le travail intellectuel de la Société du Mont-Pèlerin. Sauf qu’en réalité, il y a eu progressivement une subversion financière venant des milieux patronaux américains en mettant en tête de gondole des libéraux « durs » comme Mises, Friedman – renforcé par la popularité de ce dernier et son approche plus scientifique de l’économie, rendant l’approche hayekienne de plus en plus has been -. Hayek a voulu jouer le centriste dans l’affaire, en essayant de garder dans le Mont-Pèlerin les libéraux continentaux européens (néo-libéraux allemands, suisses, français, etc..), souvent plus réformistes et fidèles à la vision de Lippmann et des libéraux austro-américains beaucoup plus radicaux et anti-syndicats qui ont beaucoup irrigué la vision « fusionniste » – mélange entre libertarianisme économique et conservatisme sociétal – dans le monde anglo-saxon. Mais la situation ne fut plus tenable et la société du Mont-Pèlerin devint quelques décennies plus tard le temple de l’apologie du libéralisme historique, celui du laissez-faire, ceux restant fidèles à la mouture néo-libérale de Lippmann ayant déserté le think tank petit à petit (Raymond Aron, Karl Popper, Wilhem Röpke, Rustow, etc..), les désaccords idéologiques s’accumulant.

Mais alors qu’on constate aujourd’hui, toujours en France, certaines vieilles lunes libérales économiques à droite qui ignorent encore le tournant empirique des sciences économiques – oui, le multiplicateur keynésien n’est pas qu’un concept magique, non, augmenter le salaire minimum ne réduit pas toujours l’emploi -, de nouveaux résultats de ces dernières décennies en matière de sciences comportementales viennent égratigner l’aspect comportemental universaliste de l’individu postulé par la philosophie libérale depuis ses débuts du XVIIème-XVIIIème siècle.

Les sciences comportementales réfutent le postulat comportemental universaliste de l’individu libéral

Comme nous le relate très bien l’anthropologue Joseph Henrich (dont je décris plus en détails ses résultats dans mon livre), le biais méthodologique des études de psychologie sociale, qui consiste à considérer les études comportementales faites uniquement sur des individus occidentaux comme valides universellement, est trop peu étudié déjà dans les sciences affiliées (sciences sociales en général et les processus décisionnels en sciences économiques), mais encore plus dans la doctrine libérale.

On constate le « miracle » du développement techno-industriel de l’Europe (et de l’Occident) par rapport aux autres continents, mais Henrich nous rappelle qu’un changement psychologique préalable était nécessaire, venant d’un processus bio-culturel cumulatif et particulier. Cela en a résulté que la psychologie occidentale – WEIRD, acronyme de West, Educated, Industrialized, Rich and Democratic, un jeu de mots avec la traduction anglaise du mot « bizarre ») – relève plus de l’exceptionnalité que de l’universel, bien davantage présent finalement chez les autres populations du monde. En effet, seulement 1% de la population mondiale valide les cinq caractéristiques du modèle sociétal WEIRD selon Henrich (descendance bilatérale, peu ou pas de mariages entre cousins, mariage monogame uniquement, foyer famille nucléaire, résidence néo-locale).

Exemple, la focalisation (initiée par le protestantisme notamment) sur la lecture a modifié les connexions neuronales de notre cerveau ce qui fait que le processus de reconnaissance faciale de l’Occidental se fait essentiellement par l’hémisphère droit, alors que pour les autres populations non-occidentales, il se fait de manière beaucoup plus équilibrée entre le gauche et le droit. L’Occidental dispose de quatre caractéristiques psychologiques fondamentales et différentes de celles des autres populations comme j’ai relaté dans un tweet récent : pensée analytique plutôt qu’holiste, biais dispositionnel, indépendance et non-conformité, pro-socialité impersonnelle.

La pensée analytique (expliquer les choses par catégories disposant chacune de caractéristiques spécifiques plutôt qu’un ensemble) et la pro-socialité impersonnelle (préférer des lois impartiales qui s’appliquent sur un ensemble d’individus distincts peu importe leur origine sociale, sexuelle ou ethnique) sont deux aspects fondamentaux pour avoir l’intuition intellectuelle de considérer que les hommes disposent de droits inaliénables (des droits naturels) comme la fameuse Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789.

Un dernier exemple du biais WEIRD est le concept de brevet attribué à l’invention d’un individu. Il n’y a que des gens ayant ce biais dispositionnel qui se focalise avant tout sur les états mentaux d’une personne pour penser ce concept. Bien que l’histoire des sciences et innovations nous apprend paradoxalement que le développement techno-scientifique a été un processus plus « collectif » et par « effet buisson » que cela, nous persistons à attribuer des inventions préférentiellement à des individus particuliers, il en va de même des idées quelles qu’elles soient. Ce n’est pas qu’un défaut, cela nous incite moralement à reconnaître la contribution de tel ou tel individu au développement de certaines idées ou de nouvelles théories scientifiques.

Or, les libéraux sont pour la plupart aveugles à cet immense sophisme psychologique qui leur fait croire que leurs idées philosophiques (individualisme méthodologique, se baser sur un ordre avec des règles morales abstraites, etc..) pourraient s’appliquer absolument partout sur la planète. Ils oublient que les idées sont avant tout créées par des cerveaux, donc des machines biologiques qui ont subi un environnement cumulatif particulier. Avec toutes les caractéristiques WEIRD, c’est rétrospectivement logique que le libéralisme n’a pu se développer que par l’intermédiaire d’individus d’ascendance européenne. A l’exception d’auteurs récents comme Thomas Sowell ou Amartya Sen, la production intellectuelle libérale reste un fait de cerveaux européens. Ils sous-estiment à mon sens énormément les conditions préalables nécessaires pour accepter par exemple des institutions (commerce, justice, etc..) de type occidental. Un changement psycho-culturel doit précéder le changement institutionnel comme le dit Henrich et surtout, il doit se faire à l’échelle d’une population entière, pas juste au niveau des élites, sinon le développement techno-industrielle occidentale n’aurait été qu’une période éclairée parmi d’autres tant que certaines élites étaient présentes (comme ce fut le cas à certaines périodes historiques du monde islamique ou asiatique). On le constate d’ailleurs aujourd’hui avec les backlash chinois ou russe ou simplement la persistance du faible développement qu’on retrouve sur tout le continent africain (le tribalisme ethnique étant la règle plus que l’exception là-bas).

Cet aveuglement psychologique – en particulier en France après des décennies d’anti-nazisme qui les ont calfeutrés dans une forme d’universalisme français pseudo-scientifique – amène trop souvent les libéraux à se cacher derrière le concept flou « d’immigrés » lorsqu’il s’agit de considérer l’arrivée de nouvelles populations non-occidentales (peu importe les différences comportementales incompatibles constatées en sciences). Pour les plus obtus, ils vous diront que la Suisse montre l’exemple d’une population avec une forte proportion d’immigrés (c’est vrai sauf qu’elle est majoritairement constituée d’Européens, dommage…) ou encore les pays scandinaves (oups, la Suède rétropédale et le Danemark n’en parlons pas).

En résumé, toutes les politiques d’immigration qui marchent sont celles justement qui sont capables de distinguer les différentes populations d’immigrés (celles occidentalo-compatibles et celles qui le sont moins). Ils font des politiques d’intégration volontaristes couplées à une tolérance zéro pour les « passagers clandestin » qui refusent de se plier à l’ordre moral abstrait (ils seront bien plus nombreux parmi les populations non-occidentales) et préfèrent se soumettre à la cage des normes de leurs groupes (comme le dit Yascha Mounk) du fait de leur conscience ethnique plus forte. Un rapport très récent de la Fondapol montre que la France se distingue nettement de ses voisins européens par tout simplement son absence de réelle politique d’immigration sérieuse depuis des décennies, se réfugiant dans de la moraline compassionnelle inepte. Je m’étonne depuis des années que les libéraux dans l’ensemble n’insistent pas sur ce genre d’inepties alors qu’ils ne cessent de geindre que la France ne prend pas assez exemple sur « ce qui marche à l’extérieur ». Je pense que cela vient d’une impasse particulière du libéralisme français et qui a à la fois à voir avec la vision gauche-droite (n’en déplaise à tout le politiquement correct libéral) et le contexte français.

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Pour un nouveau colloque Lippmann afin de refonder le libéralisme du XXIème siècle

Il y a donc grosso modo en France deux camps de libéraux et dont les différences comme l’a montré l’anthropologue Avi Tuschman – et que j’utilise pour caractériser les impasses de gauche et de droite dans mon livre – sont en fait tristement banales :

D’un côté les libéraux de droite, plutôt lucides sur l’immigration (mais font mine que cela n’a rien à voir avec l’origine) mais fantasment beaucoup sur une transformation de la France en une petite Etats-Unis (avec en bonus le côté religieux affirmé et conservateur sociétal pour certains malgré l’anti-cléricalisme historique français). Les libéraux de droite se focalisent quasi exclusivement sur l’aspect économique et tentent souvent, même sur la question de l’immigration, d’en rester à un cadre économique. Ils représentent souvent les vieux briscards libéraux qui ont gardé la forte influence américaine de la société du Mont-Pélerin, voire un peu trop (surtout pour l’approche chrétienne). Certains comme le philosophe Philippe Némo en vient à faire une forme de pilpoul philo-historique pour justifier « de façon libérale » qu’il ne faudrait pas autoriser de nouvelles techniques de reproduction et garder une forme de « famille traditionnelle » (aux antipodes de ce qu’on constate empiriquement de ces nouvelles familles via la PMA et GPA et dont je parle dans mon livre). En fin de compte, ces libéraux ne font qu’adapter de façon libérale la tendance tribaliste (ici un certain conservatisme des mœurs) et la tolérance aux inégalités de la droite (critères de Tuschman).

De l’autre côté les libéraux de gauche qui ont raison sur l’idée d’un « social libéralisme » nettement plus compatible avec le rapport à l’Etat des français, mais sont complètement autistes sur la question culturel-identitaire. Le think-tank le plus emblématique sur cette tendance est celui de Génération Libre, « sociologiquement », c’est une tendance plutôt jeune et citadine du libéralisme. Ils ont un intérêt plus affirmé sur les questions sociétales (accès GPA, cannabis, etc..) et il faut le reconnaître une volonté plus grande de renouveler sous un aspect plus social le libéralisme (Revenu Universel, rééquilibrage générationnel entre boomers et jeunes etc..). Le gros bémol à ces volontés de réformes au niveau des prestations sociales (je ne parle pas de celles sociétales) c’est leur total désintérêt pour les questions liés à l’immigration et ses conséquences. Aucune surprise, c’est la tendance xénophile et plus ouverte sur les mœurs de la gauche (critères de Tuschman). Seulement, ils oublient un détail fondamental, c’est que l’acceptation de l’Etat Providence et de ses possibles changements ne peuvent se faire qu’avec au préalable une confiance entre individus suffisamment élevée (en particulier face à des logiques automatiques comme le revenu universel). C’est toute la logique du durcissement des politiques d’immigration de certains pays scandinaves comme le Danemark (pourtant un des plus ouverts sur la question d’intégration politique des étrangers). Comme je le démontre dans mon livre avec les travaux de Putnam sur le capital social ou encore ceux de Turchin : La confiance entre individus tend à diminuer par la diversité ethnique, d’autant plus si certaines de ces populations ont encore une conscience ethnique très forte. C’est le cas des populations non-occidentales, on accuse souvent les Occidentaux de racisme, mais c’est fondamentalement la population la moins raciste de toutes. De plus, certaines études de psychologie comportementale montrent un comportement de « passager clandestin » dans les sociétés occidentales d’autant plus fort que le degré de conscience ethnique est élevé. Comme le dit aussi Turchin, l’asabiya – la « cohésion sociale », terme arabe cité d’Ibn Khaldoun qui a fait partie des premiers à théoriser cette sociologie de groupe – d’une nation est fondamentale sur le long terme sinon elle ne peut que mener à une fragmentation en communautés plus petites afin de restaurer des scores d’asabiya (ou « capital social ») locaux suffisamment élevés. Et ce n’est pas par de la branlette politico-littéraire sur l’antiracisme universaliste que cela se résoudra, un contractualisme naïf d’intellos ne peut pas fonctionner.

Au fond le libéralisme des deux côtés est dans une impasse : le libéralisme de droite prêche une espèce de libéralisme américain trop incompatible avec la culture française de l’Etat et reste trop arqué sur l’évolution des mœurs (à l’opposé des opinions des Français). Celui de gauche ne comprend pas que toutes les réformes sociales nécessaires (voir la stabilité de certaines institutions) ne peuvent pas venir sans un contrôle plus strict des populations qui rentrent sur le territoire français avec aussi la justice nécessaire pour contrôler davantage les comportements de « passager clandestin » (ce n’est certainement pas en promouvant les prisons ouvertes que cela se réglera..). La volonté de « sécession » qu’on retrouve chez certains libéraux de droite (tendance libertarienne) n’est d’ailleurs pas anodine à ce mélange de bureaucratie de plus en plus intenable doublé avec la baisse de la confiance entre individus qui ne peut que pousser à essayer au moins de ne plus participer financièrement à certains « acquis sociaux » (ce qui les oppose frontalement avec le revenu universel des libéraux de gauche par exemple).

Le moyen que je vois pour sortir de cette impasse, c’est finalement d’en sortir par le haut, par les sciences, plutôt que de continuer de défendre en France cette espèce de bouillasse républicaine universaliste post-seconde guerre mondiale. Cette dernière n’a été qu’une cristallisation psychologique fortement teintée d’anti-nazisme, d’incantations vaudoues philo-littéraires sur les « valeurs de la république », refusant de facto de reconnaître des différences comportementales entre populations occidentales et non-occidentales. Elle doit revenir à un républicanisme sérieux qui existait bien avant comme le montre l’historien Patrick Weil. Si nouveau colloque Lippmann du libéralisme il y a, cette refondation du libéralisme se fera en faisant passer la philosophie libérale sous les fourches caudines de la Science afin de se débarrasser des dernières remugles pseudo-scientifiques qu’on retrouve à gauche (l’aspect culturel-identitaire), à droite (certaines vieilles reliques pseudo-économiques et sociétales) et dans les deux camps (sophisme psychologique occidental). Le libéralisme a aussi sa part d’obsolescence à régler, pour finalement pouvoir créer « un ordre scientifique de liberté ».

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2 comments
  1. Je savais que le libéralisme avait une faille concernant l’immigration… Cet article est clair et sérieux. Quel travail merci pour ces précisions.

  2. Le constat relatif à l’immigration est juste, mais pour le reste, malgré leurs prétentions scientifiques, ces réflexions manquent de fond. Principalement, elles ignorent superbement la différence historique et l’incompatibilité fondamentales entre libéral et libertaire (ce néologisme ayant été créé EN OPPOSITION au terme “libéral”) et ne traitent pas une seconde de la subversion marxiste, attachée à la destruction des structures familiales et à l’atomisation de l’individu. Ce, tout en se permettant de diffamer Philippe Nemo qui, lui, a tout compris de ces questions. Et par conséquent, accessoirement, cet article prétendant que le libéralisme classique serait obsolète appelle à créer une nouvelle divine pensée unique décrétée plus libérale, en fusionnant libéralisme et libertarisme, bref en adoubant la subversion marxiste dont la nature est implicitement niée. Et ce, en plus, via un “nouveau colloque Lippmann” un peu sur le modèle d’un Congrès du parti communiste ; comme s’il fallait une doctrine, un manifeste du Parti… Bah désolé, très peu pour moi.

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