Ne soyez pas des « Social Justice Warrior » de droite

Politique Société 19 janvier 2020

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Ne soyez pas des « Social Justice Warrior » de droite

La droite, incarnation de l’autorité

Si la gauche se définit par l’égalité (socialiste) et la liberté (libérale), le cœur de la doctrine de la droite est l’autorité. Esquissée par Platon et Aristote, elle fut définit précisément par Hannah Arendt dans « Qu’est-ce que l’autorité ».

L’obéissance dans les systèmes autoritaires repose sur la reconnaissance d’une hiérarchie. La verticalité et l’inégalité sont à la fois inscrites dans le droit positif et des constituants majeurs du décorum. La clef de la légitimé à long terme des systèmes autoritaires est leur appui sur la transcendance. Ce sont les Divinités, les Ancêtres ou les lois de la Nature qui distribuent le pouvoir du haut en bas de la pyramide sociale.

Traditionnellement, la politique des démocraties occidentales s’équilibrait entre aspiration à la liberté par les libéraux et affirmation de l’autorité par les conservateurs. Depuis l’irruption des gourous postmodernes l’équilibre est rompu. La gauche domine outrageusement le paysage idéologique et impose la tyrannie progressiste. Loin de réagir, la droite fait concessions sur concessions, refusant de saisir les opportunités qu’elle juge « populiste ».

L’erreur serait de situer le problème au niveau idéologique et spirituel. La bataille des idées est, au moins en partie, gagnée. De nombreuses thématiques autoritaires (fin de l’immigration, répression plus dure de la délinquance, fin de l’assistanat et même le tri des embryons) sont majoritairement soutenus mais sans que cela ne se traduise dans les décisions politiques. Malgré le recul du christianisme, les valeurs transcendantales restent importantes pour la majorité des Occidentaux. La pression de la droite dure, censée rééquilibrer l’échiquier politique, semble inexistante. Cela ne va pas vous plaire, mais vous, cadres, militants et sympathisants, en êtes en grande partie responsable.

En démocratie le succès en politique est avant tout une question d’image

Vous observez, médusés et envieux, des idéologies absurdes et terrifiantes comme la collapsologie ou le relativisme postmoderne séduire les foules. La clef de leurs succès, ou plutôt de votre échec cuisant, est moins dans vos idées que dans vos personnes.

Les promoteurs de ces idéologies savent se comporter en bonne société, sortir le bon mot, prendre la bonne attitude au bon moment pour mettre à l’aise leurs interlocuteurs. S’ils ont des portes ouvertes, c’est qu’ils ont réussi professionnellement, tissant patiemment un réseau de relations, certes dépourvues de sincérité, mais toujours gagnant/gagnant.

Leurs idées, leur apparence et leurs comportements sont cohérents. Quand un astrophysicien collapsologue végan émacié apparaît dans les médias, sa crédibilité émerge naturellement de son statut social, même s’il est factuellement incompétent en biologie des écosystèmes.

Vous pouvez objecter que vous avez contre vous les grands médias, le monde universitaire, des milliardaires, mais cela n’explique pas l’ampleur de votre marginalisation. De nombreuses grandes fortunes et grands scientifiques partagent vos idées, mais ils refusent de s’afficher aux côtés d’individus isolés, agressifs et indigents.

Les civilisations autoritaires reposent toujours sur l’autorité de leurs fondateurs. Ils furent d’abord de puissants chefs de guerre, marchands, industriels et prêtres, ce n’est que dans un second temps qu’ils purent façonner une société conforme à leurs visions et leurs intérêts. Pour acquérir ce qu’il vous manque, vous devez commencer par admettre vos défauts et acquérir les qualités nécessaires pour réussir dans le monde où nous vivons.

Paresse et frilosité dans le travail

Syndrome commun à des nombreux radicaux des générations Y et Z, qu’ils soient à l’extrême gauche ou droite, vous êtes paresseux et frileux. Les boomers et les X que vous conspuez à longueur de journée travaillaient à 15-16 ans (et pas 35h), était mariés et parent à 25 ans, propriétaire à 30.

Oui c’était plus simple : pas besoin de faire des études jusqu’à 30 ans pour trouver du travail, deux fois moins de pression fiscale et de toute façon le travail au noir était blanchi par les banquiers compréhensifs.

Mais ce n’était pas pour autant facile. Ils ont travaillé beaucoup plus dur que vous, dans des usines ou des chantiers, pas dans des bureaux chauffés et climatisés, et ont pris beaucoup plus de risques en reprenant ou créant des entreprises. Vous ne pourrez pas ravir leur pouvoir en pleurnichant et sans réussir dans leur société.

L’utopisme infantile

Vous croyez que la seule solution est de construire une société totalement conforme aux desiderata de votre petite cellule radicalisée. Votre démarche est en tout point semblable à celle des salafistes qui se battent jusqu’à la mort pour imposer, jusque dans les détails les plus ridicules, leur utopie à la planète entière. Ils échouent toujours, et vous allez dans la même impasse. Seuls les illuminés et les puceaux du réels désirent s’engager dans des luttes dogmatiques.

Si vous n’êtes pas convaincu par vos expériences personnelles et vos connaissances historiques, admettez au moins les Lois de l’Univers. L’Univers est soumis à l’Entropie, il détruit l’ordre jusqu’à obtention d’un désordre total et homogène. Si vous érigez des structures sociales sans faire de concessions vis-à-vis des sources d’entropies les plus puissantes, vous ne pourrez qu’échouer. A l’inverse des conclusions du théoricien de l’Etat Islamique Abou Bakr Naji, l’histoire montre que radicalité n’est absolument pas un facteur de réussite. Quand elle n’est pas stérile elle provoque des catastrophes que vos adversaires ne manqueront pas de mettre en exergue pendant des décennies.

Irresponsables et négatifs

Vous croyez vraiment changer le monde en traînant votre spleen sur les réseaux sociaux qui resserrent chaque jour le collet de la censure ? Vous puez la défaite et personne n’écoute les losers et les médiocres. Beaucoup accusent la société, le féminisme et je ne sais quel complot pour justifier leurs échecs professionnels, sociaux ou amoureux. Le vrai problème est que votre comportement est inadapté à cette société. Vous ignorez ou refusez de jouer selon les règles du GAME.

Quand la société favorise les profils agréables, vous devez en être. Apprenez à gérer vos relations sociales et à vous habiller correctement avant de vouloir changer le monde. Si les conditions dans votre pays ne vous plaisent pas, bougez au lieu de geindre, l’Occident est vaste. Vous devez avoir l’air heureux et respectable. La grande peur des gauchistes n’est pas le cassos au crâne rasé, mais le self-made man sans vergogne, de bonne compagnie, qui a réussi sans partager leur morale, et reste droit dans ses bottes.

Haineux et violents

Les humains normaux, plus particulièrement les femmes, n’aiment pas côtoyer des gens haineux. La haine et la violence sont contreproductives. Si Marine Le Pen n’est pas au pouvoir en France, c’est en grande partie à cause de décennies de frasque de la faferie attardée.

Même la gauche n’échappe plus à ce phénomène. L’influence des SJW affecte durement le parti démocrate américain. Si Trump fut élu, c’est parce qu’Hillary Clinton mobilisa les SJW qui terrifiaient les électeurs normies. Mélenchon prend le même chemin sous l’effet des décolonisalistes anti-blanc. Même si par un accident de l’Histoire vous parvenez à prendre le pouvoir par la force, votre règne sera court, sanglant et vos ennemis (r)écriront l’histoire à leur avantage.

Soyez digne de l’autorité que vous convoitez

La politique est un jeu de séduction, seule une minorité s’intéresse à l’argumentation. Vous ne pourrez séduire les masses passives sans être auréolé par votre réussite personnel et collective. Certes les militants d’extrême gauche réussissent, mais c’est parce qu’ils jouent parfaitement leur rôle de crasseux. A droite vous devez afficher votre réussite professionnelle et sociale. Enrichissez-vous comme Donald Trump et vous aurez les moyens humains et financiers de renverser le système que vous haïssez. Vos idées sont élevées, aristocratiques, c’est très bien. Mais ceux qui les portent doivent en être dignes.

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