Société

Les SJW à l’assaut de l’éducation

24 avril 2019

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Les SJW à l’assaut de l’éducation


Comme à mon habitude je vais me contenter de reprendre et d’enrichir un article de Quillette. Et encore une fois je vais m’intéresser à l’éducation, un sujet très riche en polémique. L’auteur est David Friedman, écrivain, et le sujet est la croisade lancée par la gauche intersectionnelle contre les écoles d’élites publiques comme privées.

Scandale à la rentrée 2018 : la Stuyvesant High School, un lycée d’élites publiques préparant l’accès aux meilleures universités, n’a admis que 7 étudiants noirs. Ce chiffre est cohérent avec le taux extrêmement faible d’admission des noirs et latinos dans les lycées sélectifs de New York. Le faible effort d’inclusivité des lycées sélectifs provoqua comme à l’accoutumée des réactions hystériques de SJW sévissant sur les réseaux sociaux. Mais cette année une étape supplémentaire fut franchie quand le maire de New York en personne, Bill de Blasio et la représentante démocrate Alexandria Ocasio-Cortez, se sont joints à la curée.

Par quels moyens, d’après ces élus respectables, des lycées d’élites publiques pratiqueraient-ils une stricte épuration ethnique ? Des portiques détecteurs de mélanine à leurs portes ? Des pots de vin pour la direction ? Des entretiens pour écarter les candidats aux origines modestes ne possédant par les codes de communication de l’élite ?

Que nenni, le casus belli est un QCM : le Specialized High School Admissions Test (SHSAT) standardisé depuis 1934, dont les résultats sont analysés par un ordinateur pour éviter tout biais du correcteur. Dans ces conditions en apparence aussi égalitaires et méritocratiques que possible comment la gauche explique-t-elle que 70% des admis dans les lycées d’élites publiques de New York soient asiatiques, 20% blancs, les autres ethnies (sans les juifs, s’ils en ont largement profité par le passé ils vont maintenant dans les lycées privées) se partageant les maigres restes ?

Des « fourmis jaunes » et des humains racisés

La capacité de travail des asiatiques est un problème important pour la gauche depuis le miracle économique japonais. Après avoir traumatisé la première ministre Édith Cresson, le concept est aujourd’hui repris par la gauche inclusive américaine qui y voit l’explication de l’échec scolaire des noirs et des latinos. Les asiatiques bénéficieraient d’une abnégation inhumaine, sorte de « privilège bridé », une injustice pour les non blancs qui seraient incapables de lutter à arme égale face aux « fourmis jaunes ». Le racisme absolu soutenant ces affirmations serait grotesque et prêterait à la moquerie s’il n’était pas structurant de la pensée d’hommes et de femmes de pouvoir, prêts à tout pour défendre la « justice sociale ».

Pour instituer une vraie égalité des chances à la sauce raciste anti-asiatiques les élus inclusifs n’ont pas l’intention de fonder de nouveaux établissements d’élites pour proposer une éducation de meilleure qualité à un plus grand nombre de lycéens. Ils savent bien que les tests SHSHT sont très fiables et que ces lycées de fausses élites resteraient des établissements médiocres. Bill de Blasio, qui a dépensé en pure perte 750 millions de dollars dans des Lycées où 36% des élèves n’assistent au cours que de manière erratique, le sait mieux que quiconque.

Leur idée est d’instituer des quotas raciaux à l’entrée des écoles d’élites, non pas officiellement car cela serait illégal, mais par des moyens détournés. La solution est simple et élégante : les meilleurs éléments de chaque collège, quelques soient leurs niveaux relatifs par rapport aux autres établissements, seraient automatiquement admis dans les lycées d’élites. Les collèges regroupant généralement des élèves d’une même communauté, ces mesures excluraient la moitié des élèves asiatiques au profit des noirs et des latinos. Ces mesures équilibreraient in fine la composition ethnique des lycées sélectifs, sans aucun risque légal.

On peut rapprocher cette initiative du système mis en place chez nous par Science Po sous le règne de l’inoubliable Richard Descoings pour permettre l’admission de candidats incapables d’obtenir les résultats scolaires traditionnellement exigés. À une différence près : la communauté asiatique de New York est plutôt pauvre et leur présence en masse dans les lycées publiques d’excellence n’a rien à voir avec le phénomène de reproduction des élites typiquement français.

Comment expliquer cette volonté de forcer l’admission de candidats n’ayant pas le niveau sous prétexte d’égalité des chances raciales ?

Une statistique permet de résumer l’ampleur de l’échec des noirs dans l’éducation. Au niveau national seul 2200 lycéens noirs atteignent le score de 700 au SAT, le test d’admission universitaire, contre 48 000 blancs et 52 200 asiatiques. Si la discrimination positive assure des admissions universitaires en masse aux non blanc/asiatiques, cela ne devrait pas durer.

Le président Trump a la ferme intention d’interdire le système de bonus/malus implicite qui permet à un étudiant noir d’être admis avec un score de SAT inférieur de 310 points à celui de l’étudiant blanc de référence. Un asiatique subira un malus virtuel de 140 points à cause de sa personnalité jugée, en moyenne, moins qualitative. Du coté judiciaire les choses se compliquent pour les partisans de la discrimination positive. Une plainte collective d’asiatiques et une enquête administrative visent l’université de Harvard. Il est donc urgent pour les défenseurs de l’intelligence comme construction sociale d’imposer leur agenda en amont du recrutement universitaire.

Quand l’idéologie essaye de tordre la réalité…

L’échec des étudiants non blancs/asiatiques n’a rien de mystérieux. Si vous avez lu mon article sur les vilains secret de l’éducation publique vous connaissez déjà la formule magique pour passer de 300 lycéens noirs à Stuyvesant en 1975 à 24 en 2019 : absence de discipline, inclusivité béate, absentéisme massif, impunité systématique, investissement massif pour tenter de « sauver » les élèves à faible potentiel. Vous connaissez aussi la recette pour une école capable de tirer le meilleur de tous les élèves, quel que soit leurs haplotypes : dépistages précoces des aptitudes et des handicaps, discipline, exigence et ambition.

David Friedman apporte un argument supplémentaire pour défendre les classes de niveaux. Reprenant les travaux des sociologues Syed Ali et Margaret M. Chin, il souligne le lien entre la suppression des classes d’élites au collège et la baisse de la proportion d’étudiants latinos et noirs dans les lycées d’élites. Liquidées au nom de l’égalité raciales, ces classes servaient de tremplin à l’élite non blanche/asiatique/juive. Les meilleurs éléments de ces communautés sont depuis embourbés avec les clowns et les truands, les empêchant d’étudier dans des conditions normales. Ce résultat contre-productif illustre parfaitement et dramatiquement le proverbe « le mieux est l’ennemi du bien »

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