Affaire Matzneff – Comment reconnaître un bon d’un mauvais pédo ?

MetaRage Société 4 janvier 2020

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Affaire Matzneff – Comment reconnaître un bon d’un mauvais pédo ?

Récemment, j’ai découvert qu’il y avait les bons pédocriminels. Ce sont ceux qui considèrent que les enfants de 11ans qui vont dans leurs lits sont un “piment rare”. Et puis, il y a les mauvais pédocriminels, ceux qui ont été ministre dans un gouvernement de gauche. La différence ? C’est que le bon pédocriminel est ami avec Alain de Benoist et a passé la soirée du traité de Maastricht en 1992 en compagnie de Jean Marie Le Pen. Gabriel Matzneff, 83 ans, est dans la tourmente, il faut sauver le vieillard Matzneff. Vrai que des écrivains germanopratins qui fréquentent cette droite parisienne, mi rooftop les cheveux dans le vents, mi puanteur de tabac froid avec les cheveux gras et les dents jaunes, ça court pas les rues. Il faut donc défendre une ordure de 83ans qui aimait mettre “des billets dans des culottes courtes”. 

Pourtant, quand il s’agit de dénoncer les gangs pakistanais qui sévissent en Angleterre, prostituant des milliers de gamines anglaises, là, le canon de la droite bateau-mouche tonne. Et de façon virulente. L’horreur, des immigrés prostituent nos filles. L’affaire, est, il est vrai, particulièrement dégueulasse. Mais ici, d’un coup, aller à Tunis ou à Marrakech pour souiller des gamins revêt avec ce vieillard un caractère charmant, romantique et littéraire. 

Je ne vais pas m’appesantir sur le détail de la sexualité dégénérée qu’a eu un vieillard de 83 ans. Ça ne serait que trop d’honneur pour lui, il s’en est toujours gobergé. Non, je ne réclamerai pas de le jeter en prison, car j’ai une dignité. Le vieillard crèvera seul à la rue, ce sera déjà assez pénible pour lui en fait. Non, ce qui m’a particulièrement gêné ici, c’est l’attitude des éditorialistes de la droite happy hours. Ah ça, pour pisser de la copie, on peut dire que le débit fut admirable. Au milieu de babillages interminables, de dénégations vaseuses “moi je n’ai jamais que parlé littérature avec lui !” et de comparaisons foireuses, on pouvait dénicher la honte, puis, au détour d’une phrase, quelques mots qui auraient suffit, de façon digne et simple : “nous avions tort”. C’était suffisant. Inutile de le noyer dans des circonvolutions byzantines. 

Cette droite, volontiers populiste, qui a fait du respect de la volonté du peuple un de ses points cardinaux, se retrouvent subitement à la terrasse du café de Flore, avec les élites qu’elle a pourtant pour habitude de conspuer. Elle fait la leçon au peuple qui a la nausée avec cette affaire. A l’entendre, la chape de plomb d’un ordre moral s’abat sur la société. Au temps de Tinder, des travelos, des dragqueens de 10 ans et de la gay pride il y a de quoi rire. 

C’est que cette droite rond-de-cuir va loin dans le mépris. Grand Dieu, non ! on ne parle pas de  – quasiment le nazisme – mépris social, mais juste du fait de dire qu’il est particulièrement répugnant de posséder des enfants de 10 ans par le fondement. “L’époque était différente ! Les ballets roses étaient courant”. Euh… non, pas vraiment. Ni mon père ni mon grand père n’a tripoté d’enfants. Non ce n’était pas répandu. Que c’était tu, certes, mais non, les boomers ne sont pas tous pédocriminels, il faut arrêter, on a beaucoup à leur reprocher, mais pas ça. “C’est juste comme quand les gamines de 13 ans veulent sortir avec un garçon du lycée”. Comparaison vaseuse, relativisme à 2 balles. Ça n’a, encore une fois, rien à voir. En quoi Margaux, qui est en 5ème et qui veut sortir avec Kevin en terminale, est semblable à un homme de 50 ans qui sodomise un enfant de 10 ans ? J’attends qu’on m’explique. Gardez vos schémas cependant. 

“Aucune association n’a porté plainte contre lui à l’époque”. Ah ! les saintes associations. Celles qui vivent de subventions publiques ? Ce n’est pas parce Cedric Herrou fait passer en toute impunité des clandestins sans être inquiété qu’il a raison pour autant. La seule écrivaine qui a osé tenir tête à ce pédocriminel s’est vue blacklistée. 

“Il faut savoir dissocier l’oeuvre de l’auteur”. On a beaucoup entendu ça depuis l’affaire Polanski. Et bien non, tout ne se vaut pas. Cette passion pour l’égalité fait vraiment des ravages. Il y a une nuance, et elle est de taille, puisque je peux très bien regarder un film de Polanski sans que celui-ci ne se sente obligé de me rappeler qu’il met un doigt dans le cul à des enfants de 10 ans. C’est cru n’est ce pas ? C’est du Matzneff. Quand l’artiste (puisqu’on nous dit que c’est de l’art), fait de ses frasques une partie constitutive de son art, qu’il étale de plus à la demande sous des gloussements complices, il est dès lors plus difficile de dissocier l’oeuvre de l’auteur. 

Il y a ici toute la panoplie du coupable. Celui qui sait qu’il a fauté mais qui n’assume pas pleinement. Mon voisin faisait pareil. A l’époque d’autres le faisaient. Et puis après tout, ce n’est pas Dutroux non plus ! Ah ! ça va alors, voilà que Dutroux devient l’étalon dans l’horreur qu’il ne faut pas dépasser. Faire d’une gamine une esclave, la  marquer à vie ça passe, il faut juste ne pas l’emmurer vivante.

L’effet pervers de cette lacheté va arriver bien assez vite. C’est une brèche en or pour les féministes qui veulent se payer un homme blanc. La façon odieuse et couarde dont fait preuve toute cette droite rassie permettra aux féministes hystériques d’avancer leurs pions. 

Non, dans ma famille, sur 4 générations, aucun homme n’a levé la main sur une femme. Personne dans mon entourage (occidental, précisons le) n’a tabassé une femme et n’a encore moins abusé d’un enfant. Et je crois que pour beaucoup de personnes c’est le cas. Le problème ici, le problème puant, c’est la façon dont cette droite flasque louvoie par ses dénégations pour minimiser les saloperies de l’un des leurs. Parce qu’en plus de perdre tous les combats que vous avez menés depuis 20 ans, de n’avoir de cesse de nous rappeler à quel point notre époque serait merdique, vous voilà frappés de dissonance cognitive. La liberté d’esprit dont vous vous revendiquez, c’est surtout de penser contre son camp quand cela s’avère salutaire.

2 Comments
  1. Yellowplush

    Quelle contribution idiote et débile... comparer un médiocre écrivaillon bien en court chez Gallimerde avec des assassins ou des violeurs usant de drogues comme l'affreux Polanski ! Quand polanski droguait une gamine pour arriver, une fois qu'elle était abrutie, à ses fins sodomites, le Matzneff se donnait quand même la peine d'inviter à dîner, d'écrire des lettres d'amuuur, de flatter, de caresser dans le sens du poil, etc. Au moins, il se donnait un peu de mal... quant à la bonne femme "éditrice chez grasset" ce qui indique le bas niveau intellectuel, quel crédit accorder à ce genre de dénonciatrice, de pleurnicharde qui se réveille trente ans après ?

    • RAGE

      Quid des enfants de 8 ans du tiers-monde qu'il a simplement payés pour les prendre par le fondement ?

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