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Zemmour et La Droite EHPAD

16 décembre 2019

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Zemmour et La Droite EHPAD

Zemmour est un cas emblématique du polémiste français mais surtout un polémiste de son époque (celle du CNR de 1945) avec ses qualités – une certaine idée de la grandeur de la France et son assertivité face à ses contradicteurs – mais aussi avec ses défauts, dont nous avons vu un bel exemple à travers son intervention dans cette émission de CNews face à l’économiste Jean-Marc Daniel sur le sujet « Economie : Faut-il Tout Privatiser ? ».

Avant de s’atteler au « bonnet d’âne » Eric Zemmour, je vais juste revenir brièvement sur certains propos de son contradicteur dont les ambiguïtés sont malheureusement symptomatiques de l’école économique qu’il défend : l’école néo-classique.

Jean-Marc Daniel et la cécité dirigiste néo-classique

L’école néo-classique est l’archétype de l’école orthodoxe d’aujourd’hui, issue du français Léon Walras qui fut le premier à commencer la mathématisation néfaste de l’économie. C’est Walras qui incorpora la notion fallacieuse de « concurrence pure et parfaite » et qu’il y aurait un « équilibre optimal » de l’économie qui pourrait être trouvé par les mathématiques.

Il fonda d’ailleurs l’école de Lausanne et développa le marginalisme et se désignait lui même comme « socialiste », son ambiguïté sur la notion de propriété y est sans doute pour quelque chose.

L’économiste libéral Jacques Garello résume bien le problème :

« Où est l’erreur de Walras ? C’est de vouloir donner une grille de lecture d’une économie réellement « pure », où tout fonctionnerait rationnellement. La concurrence y serait pure aussi : les entreprises nombreuses, de faible taille, d’une fluidité totale, parfaitement informées, libres d’accès au marché. Walras sait bien qu’en réalité il en est autrement : l’« économie appliquée » est différente, parce que le contexte institutionnel détourne les acteurs de la rationalité et les prix de la vérité. Mais Walras n’en a cure, il ne décrit pas ce qui est, mais ce qui devrait être. Il plaide seulement pour qu’en économie appliquée la production soit la plus fidèle possible à un système de contrats interactifs, qu’il croit trouver dans des entreprises coopératives. De ce point de vue, il est proche des socialistes utopistes français (Saint Simon, Fourier), et il émet toutes les réserves des socialistes à l’égard de la propriété privée : la relation avec l’économie de marché devient finalement très ténue et très surprenante ! »

https://www.wikiberal.org/wiki/Concurrence_pure_et_parfaite

Le problème de cette approche également (qui n’a rien donc de spécifiquement libérale), c’est qu’elle suppose l’idée que des économistes fonctionnaires seraient capable d’estimer un « degré optimal de concurrence » d’un secteur. On pourrait estimer qu’il faudrait arbitrairement x concurrents ou décider du bien fondé d’une fusion (les capitaines d’industrie étant sans doute trop stupides pour prendre la « bonne décision »).

Là dessus, Zemmour (très maladroitement) pointe effectivement son scepticisme vis à vis de la « réalité décrite » de l’économie néo-classique par Jean-Marc Daniel. Ce dernier commet l’erreur toute néo-classique d’encenser la Comissaire Européenne de la Concurrence Margrethe Vestager sur le torpillage de la fusion Siemens-Alstom. L’intellectuel Ferghane Azihari revient avec justesse sur cette approche dirigiste (et justifié par l’école néo-classique) de la concurrence.

Passons maintenant au cancre turbulent.

Zemmour le littéraire romantique

Malgré quelques intuitions bonnes – il parle de « socialisme fou » présent en France et reconnaît une certaine valeur à la notion de concurrence pour les écoles – , ces dernières sont rapidement noyées dans un océan de sophismes et de bêtises crasses avec toute la ferveur d’un littéraire emporté par sa fougue bonapartiste. A croire que les quelques vérités dites ne sont rien de plus qu’un argument de langage piqué chez la « droite bourgeoise conservatrice », sans qu’il en comprenne le sens réel.

Les sorties telles que :

  • « Vous raisonnez uniquement en économiste » (plutôt logique sur un tel sujet non ?).
  • « Je me fous du consommateur ».
  • « je me fous de payer moins cher si c’est pour donner aux GAFAs ». Petite touche d’anti-américanisme primaire qui fait plaisir à l’intellectuel français.
  • La bonne touche de souverainisme clownesque « anti-boche » sur son opposition à la fusion Siemens/Alstom.

sont symptomatiques d’un romantisme souverainiste et réactionnaire. Ludwig Von Mises dans son traité de l’Action Humaine résume bien cet état d’esprit :

« Il y a des gens auxquels le calcul économique répugne. Ils ne désirent pas être tirés de leurs songes éveillés par la voix critique de la raison. La réalité les indispose, ils languissent d’un royaume où le possible n’aurait aucune borne. Ils sont dégoûtés par la médiocrité d’un ordre social dans lequel tout est sagement compté en francs et centimes. Leurs grognements leur semblent l’honorable comportement digne des amis de l’esprit, de la beauté et de la vertu, opposé à la mesquinerie sordide et à la bassesse d’esprit du monde de Babbitt. Pourtant, le culte de la beauté et de la vertu, la sagesse et la poursuite de la vérité ne sont pas entravés par la rationalité de l’esprit qui compte et calcule. Seule la rêverie romantique est gênée dans son exercice par un milieu de critique sans passion. Le calculateur à tête froide est le censeur sévère du visionnaire extatique. Notre civilisation est inséparablement liée à nos méthodes de calcul économique. Elle périrait si nous allions renoncer à cet outil d’action intellectuel précieux entre tous. Goethe avait raison d’appeler la comptabilité en partie double ‘l’une des plus belles inventions de l’esprit humain.’ »

Zemmour ne sait rien de ces « beaux fleurons français »

Car en fait Zemmour vit dans un monde imaginaire, il n’arrête pas de juger la « théorie libérale » face à la « réalité » comme dans une phase d’inversion accusatoire typique de la gauche socialiste. La France économiquement serait gangrenée par « 30 ans de politique libérale et de concurrence folle », en citant le cas d’EDF qui est l’archétype de la cécité socialo-souverainiste.

Dans toutes ses stratégies clés (prix, dividendes, etc..), EDF n’a jamais eu la main car elle reste détenue à 85% par l’Etat, avec des tarifs fixés en dépit du bon sens qui se répercutent sur le consommateur (tant méprisé par Zemmour).

La « privatisation » des autoroutes est aussi l’archétype des arrangements opaques entre politiques et concessionnaires. Il faut dire que l’Etat français semble montrer un sens de la négociation préoccupant, surtout au vu de ces années de déficit budgétaires sans discontinuité depuis 1974 (n’en déplaise aux complotistes souverainistes de la fameuse Loi Pompidou-Rotschild). Ne parlons même pas du cas des privilèges de la SNCF.

De plus, quand il cite l’exemple du rail britannique (forcément désastreux car privatisé) – disque rayé des cégétistes -, il montre qu’il ne connaît pas le sujet.

Le privé a d’abord subi le passif laissé par le secteur public (50 ans de non-investissements du réseau). Cela explique la recrudescence des accidents au départ de sa privatisation (les tuiles qui tombent faute d’entretien pour donner une image). L’entreprise (posée en monopole) a dû alors lancé un grand plan d’investissements qui contribua à sa faillite. Ensuite il y a eu une forme de reprise en main de l’Etat britannique :

Dans les faits, et comme le rappelle un document du Sénat français, paru en 2006, Network Rail est sous contrôle de l’État britannique. Comment ? Notamment parce que les tarifs de location du réseau ferroviaire sont décidés par le gouvernement de sa Majesté. Ce qui a fait dire à l’économiste britannique, Allister Heath, que la privatisation du système ferroviaire n’a pas fonctionné car elle fut incomplète : les régulateurs y ont gardé le pouvoir. Une situation unique en Europe, puisque dans les autres pays, soit le marché est totalement libre, comme en Allemagne, soit il est totalement monopolistique, comme en France.

En dehors de sa privatisation ou non, le rail britannique en 2007 avait 4 fois moins d’accidents que le « fleuron français » SNCF. Donc Zemmour peut difficilement gloser sur l’ignoble rail britannique.

Zemmour et la désinvolture de l’intellectuel « au dessus des choses basses »

Toute cette attitude de désinvolture vis à vis de l’argent des autres est finalement typique de l’attitude zemourienne. Sa situation sociale lui permet sans doute d’encaisser mais ce n’est pas le cas de la plupart de nos « citoyens ». D’ailleurs quand il parle de « citoyens » au lieu de « consommateurs » et préfère les « producteurs » aux « consommateurs », il oublie qu’un citoyen est à la fois un consommateur et (en dehors des inaptes au travail) un producteur.

Voilà pourquoi les économistes libéraux se sont avant tout focalisés sur l’intérêt du consommateur car une mesure qui affecte cette « fonction » affecte tout le monde (même les dits producteurs « avantagés » en premier lieu par des subventions ou autres).

Il est donc totalement stupide de balayer d’un revers de main la simple remarque de bon sens de Jean-Marc Daniel sur l’aboutissement d’un « je me fous du consommateur, seul le producteur m’intéresse », c’est le principe même de la prospérité et du progrès que Zemmour foule au pied. La production et la consommation au sein même d’un individu ne sont pas deux silos étanches (c’est d’ailleurs l’erreur holiste de la théorie de Keynes entre autres).

La prospérité des Trentes Glorieuses ne vient pas nécessairement du colbertisme, en réalité l’Etat gaullien a surtout profité de cette phase de croissance économique bienvenue pour « tenter des coups ». Epongés par les épargnes importantes constituées des français (contrairement à une faillite d’une entreprise privée), l’Etat pouvait alors se permettre des « pertes ». Ce qui permet à Zemmour d’être désinvolte sur les désastres économiques du Plan Calcul ou Minitel (pour citer seulement les plus connus).

Sans compter que les gaullo-souverainistes oublient la période des années 60 où De Gaulle était conseillé par l’économiste libéral Jacques Rueff (qui a passé 30 ans de sa vie à travailler sur la « lutte contre le chômage » et fustigeait l’avènement des « faux droits »).

Les réussites de l’Etat gaullien (comme le nucléaire) sont dues à la fois à la sagesse de De Gaulle mais aussi par le fait qu’il était conseillé par des libéraux pour la performance économique générale (même s’ils n’avaient malheureusement pas la main sur ce qui fut « donné » par De Gaulle aux communistes…)

Zemmour le pourfendeur de « la finance ultra-libérale américaine » – mais très régulée

Zemmour – tel un gauchiste crasseux ignorant – fustige à la fois le capitalisme privé de la crise de 2008 et dans une superbe contradiction fustige aussi que l’Etat américain soit « venu à la rescousse ». En réalité on est dans un parfait exemple des aléas moraux des réglementations faites par l’Etat fédéral américain. En forçant les banques- par des taux d’intérêts trafiqués – à prêter à des individus jugés au départ insolvables, il devenait logique que cela finisse mal.

Evidemment si l’Etat fédéral était réellement libéral, il n’aurait pas utilisé les deniers des contribuables américains pour sauver les banques (même si Lehman Brothers a quand même servit de fusible). Dans le « capitalisme libéral » on apprend par ses erreurs (comme dans une vie saine et responsable), pas par des protections ou privilèges qui permettent de les camoufler et continuer à jouer au casino avec l’argent des autres.

Ce bel exemple montre bien que le libéralisme économique est une question de degré, les Etats-Unis est de manière globale plus libéral que la France, mais cela ne veut pas dire que c’est vrai en tout, le cas de la soi-disante « sécurité sociale privée américaine » (véritable mythe de l’anti-américanisme zemmourien) en est un autre.

Zemmour l’aficionado du protectionnisme franchouillard « que le monde (pas prospère) nous envie »

Au cours du duel, Zemmour tente un coup en balançant que la prospérité économique du XIXe siècle de nombreux pays développés (Grande-Bretagne, Etats-Unis, France, etc..) s’est faite essentiellement sur les phases protectionnistes (en somme le protectionnisme c’est génial). C’est un aspect qu’il a développé dans son dernier livre.

En fait, ce cher Eric se base sur une seule source : Mythes & Paradoxes Economiques de l’économiste Paul Bairoch. Le problème de la thèse de Bairoch c’est qu’il se base exclusivement sur des différences de tarifs douaniers entre différentes périodes et ainsi il classe arbitrairement des périodes entre « période libre-échange » et « période protectionniste ». Paul Bairoch avoue lui même les limites de ces données :

« Nous ne possédons pas malheureusement pas d’estimations valables du niveau réel de protections des marchés nationaux. (…) En outre, en 1913 comme encore aujourd’hui, il n’existait pas de moyen de mesurer les barrières non tarifaires comme les règlements sanitaires, les taxes internes, les exigences en matière d’étiquetage, etc.. »

Bref tout ce qui fait l’environnement juridique – contrairement à ce que dit le décroissant Alain de Benoist, l’Economie est subordonnée au Droit selon les libéraux – et qui va servir de freins ou d’incitatifs au développement économique. D’autres critiques sont également données dans une post-face du livre. On peut donc avancer aussi que le développement s’est fait malgré le protectionnisme.

D’ailleurs le recul historique d’aujourd’hui nous fait plutôt pencher dans la thèse inverse de Zemmour. Il suffit de voir l’état économique de Singapour pourtant tenu par le « socialiste pragmatique » Lee Kuan Yew. Cette Cité-Etat est passée du Tiers-Monde à une des économies les plus prospères du monde, comparée à ses « anciens collègues » d’Amérique du Sud et autres qui ont préféré le système « zemmourien » : développement subventionné d’industries nationalisés doublé d’un « protectionnisme éducateur » pour éviter la concurrence des « pays impérialistes occidentaux ».

D’ailleurs le sémillant et feu leader Lee Yuan Kew (décédé en 2015) n’y allait pas avec le dos de la cuillère sur l’économie européenne (et cela ne l’empêchait pas d’avoir une vraie doctrine sociale à côté) :

« l’Etat Providence et les lois rigides du marché du travail. (…) Le modèle européen (à fortiori la France) a créé une catégorie de personnes qui ont grandi en ayant pris l’habitude des subventions, et à qui fait donc défaut une forte éthique de travail. »

Zemmour le nostalgique des guerres et de la société pré-industrielle malthusienne

Pour finir en beauté tel un Cyrano boiteux, il ne peut s’empêcher de lancer un énième mythe sur le « libéralisme fondateur du travail des enfants ». A croire qu’il sort ça des écrits anachroniques du communiste Domenico Losurdo.

Le travail des enfants n’a jamais été l’apanage spécifique de la révolution industrielle, l’économiste suédois Johan Norberg revient là dessus (cet extrait va sans doute faire plaisir au « colbertiste » Zemmour) :

« L’idée que le travail des enfants serait, en théorie et en pratique, un résultat de la révolution industrielle est diamétralement opposée à la réalité. A l’époque du mercantilisme, c’était un idéal que d’employer les enfants presque dès qu’ils savaient marcher et, par exemple, Colbert imposait des amendes aux parents qui ne mettaient pas au travail leurs enfants de six ans dans l’une de ses industries qui lui étaient particulièrement chères. »

En effet, à l’époque où la doctrine mercantiliste (qui faisait une fixette sur les exportations) régnait en maître et que les technologies étaient peu développées, il n’y avait pas 36 solutions pour être compétitif. La baisse des prix des produits était donc la règle et cela se reportait sur la main d’oeuvre (pourquoi pas gratuite ?).

Toutes les pleurnicheries anachroniques sur le « cruel libéral » Locke tombent alors à l’eau. Préconiser de faire travailler les enfants n’était finalement que banal à l’époque.

Enfin, petite cerise sur le gâteau, Zemmour conclut sur le fait que « les années 36-46 ont amené les Trentes Glorieuses » (grosso modo). C’est magnifique, il ne manquait plus que « ce qui faut c’est une bonne guerre pour ruiner l’économie (rien à faire des pertes humaines) et enfin repartir sur des bases saines ». Je ne vais pas revenir sur ce monument de nihilisme guerrier, on espère que ce n’était qu’un trait d’esprit (?).

Le Naufrage intellectuel de la Droite EPAHD

En conclusion, Zemmour a montré en moins de 30 minutes toute l’obsolescence des intellectuels (de droite et de gauche) éduqués au logiciel gaullo-communiste de 1945. D’ailleurs, De Gaulle, malgré ses prouesses et son tempérament, porte une lourde responsabilité sur sa décision d’avoir laissé tout l’appareil syndical, idéologique, culturel et éducatif aux mains impotentes et criminelles des communistes.

Zemmour parle souvent de la « faillite des élites » et on ne peut qu’être d’accord avec lui sur ce point (avec ses réserves sur l’immigration). Malheureusement, il fait partie du lot.

On peut donc comprendre maintenant pourquoi la Droite EPAHD aujourd’hui continue d’aller d’échecs en échecs. Zemmour se moqua durant le débat « des (rares) libéraux qui se prennent des roustes tout le temps ». Comment peut-il en être autrement quand l’intégralité de la classe intellectuelle française se vautre dans l’anti-capitalisme le plus crasseux (éducation CNR oblige) ?

Il devient urgent de remplacer nos élites intellectuelles par d’autres plus au fait des réalités, non atteint par l’idéologie du ressentiment et qui ont réalisé l’aggiornamento du gaullo-communisme.

5 Comments
  1. Benway

    Limpide! Le problème de notre pays, c est que se droite, ultra, extrême, EHPAD (très bon ça!) ou guacamole, est foncièrement de gauche... Un parti populiste-libéral aurait un boulevard devant lui, mais il faudrait pour ce faire une certaine dose de courage, handicap interdisant toute carrière politique dans la patrie de Frédéric Bastiat...

  2. Letel

    "a quand même servit de fusible" servi, i, participe passé.

  3. Senseï

    Pseudo-analyse Quel dommage que de sombrer dans la caricature et de multiplier les attaques du type Argumentum ad personam (« gauchiste crasseux » étant la plus stupide). Lors de ces débats, les thèses et argumentaires ne sont jamais creusés et aboutis comme ils devraient et le Z prend un malin plaisir à polémiquer même quand il n’y a pas lieu de le faire, défaut agaçant et nuisant forcément à la lisibilité et crédibilité du discours. Néanmoins, dès le début de cet article, l’attaque est menée sur 4 citations de Zemmour « Vous raisonnez uniquement en économiste » En l’occurrence le sujet s’y prêtait, s’agissant du chemin de fer; que Zemmour ne se laisse pas entraîner sur le seul terrain économique sur des sujets de cet ordre témoigne d’une vision politique. « Je me fous du consommateur ». Réplique cinglante et critiquable, mais passons sur la forme; ne nous trompons pas de procès, il est sur une position quasi « à la Ford » qui offrait des salaires permettant à ses ouvriers d’acheter les voitures qu’ils fabriquaient. Pour les répliques suivantes, y voir de l’anti-américanisme ou germanisme primaire est absurde. Pour le reste, attribuer la crise de 2008 et ses déflagrations exclusivement à l’état qui aurait forcé à prêter à des ménages ne pouvant pas rembourser - plutôt qu’à la fin du Glass-Steagall act - ou bien ériger Singapour en exemple, sans recul aucun - notamment sur le fait que ce pays soit un paradis fiscal - ne contribue pas à prendre très au sérieux cet article, malgré toute l’érudition et les avis intéressants que l’on peut y trouver.

  4. Michael Angelo Titmarsh

    excellent ! reste plus qu'à corriger les fautes et les coquilles ! (commissaire, etc.)

  5. Excellent article, bien construit et documenté.

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