Comprendre et combattre le postmodernisme. Épisode III: Vaincre ou disparaître

Politique Société 10 décembre 2019

author:

Comprendre et combattre le postmodernisme. Épisode III: Vaincre ou disparaître

Le postmodernisme, religion ultime émanent des forces du chaos, est l’ennemi qui se dresse entre nous et notre destin céleste. Si nous ne surmontons pas cet obstacle l’Occident disparaîtra. Sans la pression que nous exerçons sur le reste du monde, aucune autre civilisation humaine ne prendra la peine de réaliser le grand saut. L’enjeu étant la survie de l’humanité, ce combat doit être mené avec une détermination sans faille et surtout des stratégies inédites.

Faire tomber les deux grands tabous

Notre civilisation est désarmée par une double impasse idéologique qui paralyse nos deux forces politiques motrices traditionnelles.

Les conservateurs ne veulent reconnaître l’anachronisme de leurs conceptions politiques et spirituelles. Comme le paganisme à la fin de l’Empire Romain, les méta-récits traditionnels chrétiens et républicains ne sont plus adaptés ni à la société industrielle, ni à la méthode scientifique. Pire, en menant le combat réactionnaire contre l’amélioration du génome humain les conservateurs de droite ont fait jonction avec les bioconservateurs de gauche, empêchant l’avènement du transhumaniste de droite. Les théoriciens de « droite », rongés par la honte, répriment leur volonté de puissance.

Le gauche libérale, tétanisée par le tabou identitaire, refuse de reconnaître le poids de la génétique dans les comportements et l’intelligence. En dépit de toutes ses tentatives de déconstruction, l’individu résiste et reste profondément structuré par sa filiation génétique et symbolique. Le républicanisme assimilationniste comme le multiculturalisme, caractéristiques des discours de gauche, subissent un échec prévisible.

Il serait très superficiel de réduire la question identitaire à une posture d’exclusion. Sans liant identitaire l’idée même de bien et de projet commun n’a guère de sens. L’échec de la lutte contre le changement climatique, et plus généralement l’impuissance collective, sont caractéristiques des sociétés multiculturelles, par essence anomiques. La disparition des chaînes de conduction de stress rend impossible l’action collective. Hors celles-ci ne peuvent se former dans une société dépourvue de liant génétique et d’homogénéité spirituelle.

En faisant porter la responsabilité des échecs individuels et collectifs sur « la société », la gauche (mais aussi une partie de la droite radicale) aggrave la situation. La victimisation enferme les individus et les communautés en échec dans une zone de confort mentale. Le communautarisme est une conséquence naturelle d’une approche qui nie le poids des filiations et n’évoque jamais le devoir de remise en cause des individus et des communautés humaines.

La gauche, structurée par le ressentiment envers les « privilégiés », refuse de saisir l’opportunité technologique d’établir une égalité des chances réelle en donnant à tous les enfants des qualités génétiques optimales. La droite conservatrice et nombriliste, s’est confortablement installée dans ses combats d’arrière garde comme la PMA/GPA ; elle refuse de s’engager dans le processus d’élaboration d’une doctrine spirituelle et d’un décorum nouveaux, adaptés au techno-monde. Cette double renonciation livre l’Occident à la déconstruction intégrale.

Ces deux tabous doivent et vont tomber. A droite il faudra s’appuyer sur la rivalité avec l’Empire du Milieu pour renverser le tabou de l’anachronisme. A gauche le banalisation programmée de l’eugénisme et les progrès des connaissances en génétique via le traitement des big data vont rendre absolument intenable le bioconservatisme et la négation des différences cognitives entre les différentes populations humaines.

Identifier et dénoncer les adorateurs du chaos

La gauche postmoderne ne cesse d’inventer des revendications, des discriminations et des délires pseudo scientifiques. Tenter de réfuter ce mille feuilles argumentatif est vain. Le temps de débunker une théorie postmoderne des dizaines d’autres seront inventées pour prendre sa place. Et c’est même inutile, le démontage en règle de la thèse du « patriarcat du steak » n’a pas empêcher cette théorie du complot abracadabrantesque de circuler et prospérer.

Plutôt que de lutter face aux pseudopodes qui tâtent partout le terrain, il faut frapper directement le noyau de l’amibe relativiste. On ne peut vaincre un ennemi sans le nommer et décrire ses projets. C’est d’autant plus critique que la plupart des promoteurs des revendications postmodernes n’ont pas conscience de soutenir un projet global totalement fou.

Concrètement il faut systématiquement identifier les manifestations de postmodernisme, les nommer et appliquer un traitement, variable dans la forme mais toujours le même sur le fond. Il faut rappeler et expliquer que le postmodernisme est une vision du monde irrationnelle, car il déclare que tous les points de vue se valent, ce qui est strictement impossible.

Jouer du système pour le détruire de l’intérieur

Une des erreurs de la droite face au postmodernisme est de vouloir attaquer frontalement l’extension des libertés. C’est très difficile dans l’absolu et impossible en pratique dans une société fournissant à tous confort et amusements permanents. Une méthode, utilisée en mathématiques mais aussi IRL est bien plus efficace: l’auto-réfutation par l’application jusqu’à l’absurde.

Je vais vous raconter une anecdote pour illustrer l’impitoyable efficacité de cette méthode pour remettre dans le droit chemin ceux qui font fausse route, aussi sûrs d’eux et prétentieux soient-ils. Au hasard de la vie je me suis retrouvé dans un canoë avec une fille qui, bien que sportive, n’avait jamais navigué dans cette embarcation. Verbalement je ne parvenais pas à la convaincre qu’elle ramait du mauvais coté à chaque virage, ce qui rendait la navigation très pénible. La solution n’était pas l’argumentation, mais l’action. J’ai résolu le problème en pagayant selon sa méthode, dès le premier virage elle fut forcée d’admettre qu’on tournait dans le mauvais sens.

Prenons maintenant un exemple d’enjeux critique, la dérive génétique vers l’idiocratie. Si les humains à haut QI ne veulent plus faire d’enfant, préférant consacrer leur énergie à leur carrière, pourquoi perdre notre temps et notre énergie à lutter contre leurs choix ? Concrètement comment inciter une femme à 140 de QI de rester à la maison pour s’occuper d’une pléthorique progéniture alors qu’elle a accès à une carrière professionnelle de haut niveau?

Comme les orques chassant les narvals dans les eaux arctiques déblayées de la banquise par l’industrie humaine, nous devons nous adapter. La morale n’est pas un absolu descendu du ciel, elle n’est qu’un ensemble de règles qui font vivre et prospérer une société dans son environnement. Il est immoral de s’interdire des technologies et des pratiques nouvelles capables de résoudre nos problèmes critiques.

Plutôt que perdre temps et énergie contre la PMA et la GPA, nous devons au contraire pousser les technologies et les droits qui permettront de sortir de la crise démographique et génétique par le haut, tout en facilitant l’autodestruction du système postmoderne. L’utérus artificiel et les enfants génétiquement triés puis modifiés seront à la démographie et au progrès génétique humain ce que l’agriculture fut à la chasse et la cueillette. Imaginez la détresse de SJW quand des usines à bébés délocalisées naîtront des hordes de surhommes et de valkyries dont l’éducation sera confiée à leurs adversaires politiques.

L’enfant étant officiellement un droit, les lebensborns du futur seront politiquement correct et financées par la CAF.

Le transhumanisme de droite notre solution

Le post modernisme n’est pas qu’une catastrophe intellectuelle et sociétale. En remettant tout en cause il nous oblige à faire un inventaire de ce qui ne change pas (génétique et logique) et ce qui n’est que contextuel. En tant que transhumaniste de droite nous comptons bien profiter de l’effort de liquidation des structures occidentales obsolètes. De ce champ de ruine, brandissant la science et notre feu prométhéen, nous auront des outils d’une puissance sans précédent pour rebâtir une société adaptée au techno-monde, saine, performante et ayant du sens.

La compétition tribale positive

Dans Gun, Germs and Steel, Jared Diamond propose plusieurs facteurs pour expliquer les différences de succès des civilisations. Si beaucoup ne retiennent le climat, les ressources biologiques et l’axe des continents, un facteur est souvent occulté par les universalistes : la concurrence entre et au sein des civilisations.

Un groupe humain sain doit forcément désigner des adversaires. Non seulement cela prévient le phénomène d’auto-dissolution, mais c’est le principal facteur de progrès technique. Le libre échange, censé assurer cette pression de sélection, n’intervient que dans la concurrence commerciale.

Les humains ont besoin de la concurrence des modèles de civilisation, de hiérarchiser, de désigner des gagnants et des perdants, de remettre en jeux les titres. Sans cette dynamique les forces conservatrices domineraient automatiquement comme dans la Chine Impériale. Des eunuques ne partiront pas à la conquête de Mars.

Le transhumanisme prométhéen

Nous sommes transhumanistes, nous sommes absolument convaincus que prendre en main notre évolution génétique est primordiale. Le post-humain sera plus beau, plus fort, plus intelligent, capable de vivre et prospérer dans le techno-monde mais aussi dans les environnements naturels extrêmes, car sa mission sera autrement plus difficile que la maîtrise de l’environnement terrestre.

Cependant nous nous distinguons des transhumanistes de la Silicon Valley dans la mesure où nous estimons que modifier les traits comportementaux fixés depuis les synapsides avec la divergence des primates est extrêmement dangereux. De même nous rejetons la possibilité de créer des humains spécialisés dans une tâche. La spécialisation, c’est pour les insectes, l’humain doit rester l’animal hyper-polyvalent.

En revanche nous pourrons à moyen terme, non seulement augmenter le QI et les qualités athlétiques, mais aussi nous doter des gènes d’autres espèces pour acquérir des caractéristiques originales. L’hémoglobine de crocodile nous permettra de supporter un air pauvre en oxygène. La capacité d’hibernation des ours sera très utile pour voyager en apesanteur sans perte musculaire et osseuse.

La techno spiritualité

Seule une infime minorité peut concevoir et accepter la vacuité de l’existence individuelle et l’Anātman. En attendant que l’intégralité des humains atteignent un QI et une conscience du non soi suffisante, la société transhumaniste de droite aura besoin d’une forme de culte adapté.

La religion s’est toujours installée là où l’esprit humain ne pouvait apporter d’explication. La science repoussant sans cesse les limites du savoir, les religions révélant l’origine de l’univers et les lois fondamentales du comportement en société ont perdu leur fonction primaire. Toutefois le techno-monde renferme lui aussi des espaces de mystère, moins vers le passé qu’en direction de l’avenir.

Dans le mystère des algorithmes du machine learning et des recombinaisons génétiques, l’émergence échappe à toute prédiction. La science peut décrire les structures, mais pas anticiper l’esprit de la machine ou la forme exacte de l’organisme au patrimoine génétique original. Pour ceux qui ont besoin de croire, ce sera le dernier territoire de l’esprit encore accessible à l’expérience du quotidien.

Notre mission céleste, la conquête de la galaxie

Dans l’épisode II de cette série, j’ai repris l’idée selon laquelle l’autodestruction de l’Occident s’explique par l’absence d’adversaire. Allons plus loin. Si les humains, et plus particulièrement les Occidentaux vivant dans l’ultra-confort, ne ressentent plus le frisson du grandiose, c’est parce qu’ils croient ne plus avoir aucun défi à relever. Nous sommes de gros poissons paresseux dans une petite marre.

Comme nous croyons naïvement à la fin de l’histoire et des guerres, nous nous fourvoyons sur la mission assignée à notre peuple. Le vivant terrestre descend d’un organisme primordial, LUCA, nous partageons le même code génétique. Les divisions de la classification, même les espèces, ne sont que des catégorisations abstraites.

Comme je l’ai démontré dans mon article sur les OGM, les gènes circulent presque librement dans le vivant et se jouent des barrières reproductives. La prédation, à l’échelle des espèces comme des civilisations, loin d’être le drame qui traumatise les végans et les pacifistes, fait partie du processus de perfectionnement de l’ensemble. Ensemencer les étoiles nécessite de créer un être complexe supporté par d’autres.

Leave a comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error

Enjoy this blog? Please spread the word :)

Facebook
Twitter
Instagram