Musique

THEUSZ : Identité, Occident et Mysticisme. Interview d’un collectif artistique hors normes

10 avril 2019

author:

THEUSZ : Identité, Occident et Mysticisme. Interview d’un collectif artistique hors normes

Entre Tradition et Modernisme, Martialité et Mysticisme, sonorités tantôt électroniques, tantôt classiques… RAGE a interviewé THEUSZ, un collectif artistique fondé dans la région Lilloise en 2015 produisant une musique dans la lignée spirituelle de Laibach.

RED SKULL: Bonjour Theusz, pourrais-tu brièvement te présenter et nous parler de ton projet musical ?

THEUSZ: Je suis un musicien basé dans le nord de la France, entre l’Artois et la Flandre française. J’ai participé à la création en 2015 du collectif artistique THEUSZ, que je préside depuis 2016, et ce suite au départ des autres membres fondateurs en partie à cause de divergences « conceptuelles et politiques ». Notre collectif rassemble majoritairement des musiciens, mais aussi des graphistes, des dessinateurs et des peintres. Dès le départ nous avons axé notre travail sur la recherche musicale et la création de contenus sonores dépourvue d’éléments extra-européens, ce qui nous a poussé à produire de la musique néoclassique et industrielle martiale, mais pas uniquement. Nous avons plus récemment tourné certaines de nos productions vers des sonorités « eurasiatiques ». Notre but est de produire du contenu novateur mélangeant tradition et avant-gardisme.

Influencé par l’Europe, son histoire, son art, son identié

RS: Quelles sont tes influences principales ?

T: Notre influence première est l’Europe, son art, son histoire, son identité. Nous nous sommes inspirés du travail de certains groupes qui sont nos précurseurs (Laibach, Auswalht, Arditi et bien d’autres) Mais aussi des grands compositeurs classiques, de la musique religieuse ou encore de la musique traditionnelle que nous avons couplés à notre volonté de grandeur et de puissance ce qui résulte en des musiques parfois belles, parfois violentes.

RS: Que penses-tu de la musique mainstream majoritairement diffusée en Occident ?

T: Actuellement la musique mainstream occidentale possède deux buts : Réduire la capacité des gens à apprécier autre chose que la musique mainstream en inondant le marché pour en tirer un maximum de profit, nous ne considérons pas cela comme de la musique ou même de l’art. Le second but informel mais évident de cette « musique » gavée de culture Africaine est on ne peut plus clair : Déraciner les blancs en les poussant au métissage, à la décadence morale et au super-individualisme. En somme, la musique mainstream actuelle est notre ennemi direct, et l’ennemi de chaque français, de chaque européen et c’est pour cela qu’il nous est obligatoire de créer une contre culture large et forte.

RS: Quel est la relation entre tes convictions politiques et tes productions artistiques ?

T: Elle est simple et claire. Notre musique est dénuée de toute influence extra-européenne, notre musique est identitaire, elle mêle la tradition, le modernisme et notre vision du futur. Elle peut être complexe et répétitive à la fois, elle est imprégnée de militarisme et de violence comme de mysticisme et d’occulte. Elle est faite pour parler aux catholiques, aux païens, aux athées ainsi qu’à toutes les déclinaisons politiques de la droite radicale.

RS: Penses-tu que la musique a un rôle à jouer en terme de conscientisation idéologique auprès de la jeunesse ?

T: Oui, c’est évident et c’est le rôle de la musique depuis l’époque de la production massive des biens culturels, les politiques l’ont bien compris. Il suffit de voir l’état de la jeunesse et la musique qu’elle écoute pour faire le rapprochement. La musique que produisent les gens de ma « famille de pensée » doit avoir le même objectif, mais il est peut être encore un peu tôt pour cela malheureusement. Notre collectif n’a pas ce but, pas pour l’instant. Notre musique est élitiste, elle s’adresse à l’initié, à celui qui est sûr de ses idées, à celui qui sait au fond de lui être un bon représentant des gens de notre sang.

RS: Comment travailles-tu ? Où puises-tu ton inspiration lorsque tu composes ?

T: Cela dépend, il m’arrive de ne pas travailler sur une musique produite par notre collectif, mais lorsque c’est le cas je travaille chez moi avec du matériel informatique, des logiciels de MAO, des claviers, microphones, une platine vinyle et quand la musique nécessite l’enregistrement de plus gros instruments, je travaille dans notre salle à quelques kilomètres de mon domicile. Nos musiques comportent souvent autant d’échantillons que de passages composés, et bien souvent d’autres musiciens m’envoient leurs pistes. Il y a aussi un gros travail de recherche et de récupération d’archives sonores. Et pour ce qui est de notre inspiration, nous la puisons en nous, en ce que nous sommes mais aussi dans ce que nous voulons pour l’Europe et ses autochtones. La volonté de puissance et de beauté joue un grand rôle dans le processus de composition de nos titres.

RS: En ce moment tu travailles sur un prochain album, peux-tu nous en parler ?

T: Nous avons fait publier notre premier album physique très récemment sous le label Allemand Skullline, cet album est une synthèse de notre genre et de nos productions, mais nous avions déjà produit 4 albums numériques disponibles à l’écoute sur internet. Nous sommes toujours en train de travailler, et effectivement nous planchons sur un nouvel opus, plus sérieux, plus complet, plus radical. Toutefois nous devons avant tout trouver un nouveau label. Ce nouvel album sera comme le précèdent un album de musique industrielle martiale et néoclassique avec un soupçon d’autres genres musicaux, le contenu, les idées seront explicites comme c’est toujours le cas avec notre collectif : Nous ne voulons pas jouer à cache cache comme le font trop souvent les groupes de musique industrielle martiale. Ce nouveau disque comportera une proportion plus importante de compositions, peut être même un peu de chant, et plusieurs collaborations avec des artistes de la droite « nationale », voila tout ce que je peux en dire. Nous avions dans l’idée de faire éditer un vinyle, mais après moults réflexions sur le coût, la distribution, nous en avons conclu que ce ne serait pas une bonne idée pour l’instant, mais c’est un projet que nous gardons en tête.

RS: Tu parles beaucoup de l’Europe lorsque tu évoques tes inspirations artistiques. Je trouve cela positif de sortir un peu du référentiel national franco-centré au profit d’une vision plus geno-civilisationnelle. As-tu quelque chose à dire là dessus ?

T: Je suis blanc, européen & français. Dans cet ordre d’importance. Aujourd’hui c’est tout notre bloc civilisationnel qui est menacé, et la réponse sera Européenne ou elle ne sera pas. Croire que la France peut survivre seule face à l’Afrique, à la Russie, la Chine ou autres États-Unis est une folie. Seule une Europe Unie aurait le pouvoir de faire face aux autres blocs, cela ne veut pas dire : Renoncez à votre identité, votre souveraineté, bien au contraire. La majorité des peuples européens actuels viennent de la même souche primaire, de la même culture primaire, c’est cela que nous défendons.

RS: Même si cela peut paraître abstrait et arbitraire, comment définirais-tu la musique de gauche par rapport à la musique de droite si tu penses cette dichotomie applicable dans ce registre ?

T: Les idées exprimées sont totalement différentes c’est un fait. Au dela des idées, musicalement il n’ y a pas de différences ( Je parle uniquement de la musique militante ), il suffit de prendre le RAC, la oi, le punk, sur lequel on colle des paroles de droite radicale comme de gauche radicale, et la musique reste la même. C’est la même chose pour le rap d’une manière générale, le rock, sauf quand il comporte des influences traditionnelles, et encore même une certaine gauche est « identitaire » à sa manière. Et c’est bien là le problème, il n’y a que très récemment et dans des genres musicaux très fermés qu’une véritable scission musicale et artistique fut opérée ( revival de la wave, musique industrielle martiale etc ). Nous avons la volonté de creuser l’écart avec la gauche, au niveau artistique. Nous ne pouvons pas nous démarquer si nous produisons la même « musique » ou le même art que nos adversaires, il faut innover, enclencher une véritable révolution et ceux du milieu culturel qui ne souhaitent pas cela, sont des gens qui en réalité sont satisfaits du monde dans lequel ils vivent, c’est pour cela que la culture de notre « bord » politique reçoit aussi peu de soutien.

RS: Tiens d’ailleurs, « Theusz » ça vient d’où ? Quelle est la signification s’il y en a une ?

T: Chaque chose, chaque élément dans nos productions a un sens, occulte ou clair. Le mot THEUSZ est un mot issu d’une langue inventé par le groupe de musique progressive et expérimentale français MAGMA dont ils se servent dans leurs musique. Ce mot possède une signification propre et est en même temps une référence à ce grand groupe d’avant-garde, quoi que l’on puisse penser de certaines de leurs influences. Ce mot signifie : Le temps. Mais c’est une erreur de notre part, notre collectif ne devait pas porter ce nom, c’est à cause d’un souci de traduction que nous l’utilisons. Le mot qui devait servir de nom à notre groupe était le mot HAINE ( toujours dans cette langue européenne inventée ).

Leave a comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *