À bord du naufrage de l’Education Nationale – Interview Leila Ancelin

Education Société 17 février 2020

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À bord du naufrage de l’Education Nationale – Interview Leila Ancelin

Leila Ancelin est une entrepreneuse, fondatrice et directrice générale de la start-up Virtual Lumen et professeur de sciences. Ayant co-écrit la partie sur l’éducation du livre de Boris H Convergence 2045: IA, créativité artificielle et effondrement ?, elle a accepté de répondre aux questions de RAGE sur ses propos, et ainsi partager ses connaissances et son point de vue interne au sujet de l’éducation nationale.

Vu de l’extérieur le système éducatif semble être complètement à la dérive et surtout dépourvu de cohérence. En tant qu’enseignante, parvenez-vous à saisir la vision et les méthodes des décideurs? 

La vision de l’éducation du gouvernement est claire depuis 50 ans, leur objectif est d’avoir les 100% de réussite au baccalauréat. C’est un leurre politique, qui a des conséquences néfastes pour les générations de bacheliers qui se succèdent. 

Cette démocratisation à l’accès aux études supérieures est basée sur un nivellement par le bas des programmes scolaires. En 1950, avoir son baccalauréat était un signe de prestige dû à la rareté de son obtention. Le bachelier trouvait du travail immédiatement. En 2020, avoir son baccalauréat est la normalité ainsi qu’une obligation dans la poursuite des études supérieures. Le niveau du baccalauréat en 1950 est aujourd’hui le niveau licence (je parle surtout des sciences). Aussi, la rédaction des énoncés était beaucoup plus complexe. 

En outre, les professeurs sont aussi pleinement impliqués dans ce processus pernicieux, notamment avec leur grille d’évaluation qui donne le baccalauréat à un maximum de personnes. Il y a également une liste noire de professeurs qui ne peuvent corriger l’épreuve nationale parce qu’ils ne l’évaluent pas selon la norme. Le recrutement des professeurs de mathématiques est beaucoup plus laxiste, en abaissant le niveau du concours pour pouvoir prendre plus de postulants. La cause est que l’éducation nationale manque cruellement de professeurs de mathématiques et de français, ce qui n’est pas étonnant vu les conditions de travail. 

De plus, avec la nouvelle réforme du lycée, les mathématiques ne sont plus présentes dans le tronc commun d’enseignement. Les élèves de première peuvent choisir la spécialité mathématique qui est jugée difficile par ceux-ci. Dans un monde en pleine mutation numérique (notamment avec l’intelligence artificielle), nous n’avons plus que jamais besoin de futurs citoyens capables de maîtriser cette discipline et d’avoir une culture scientifique solide. Il faut que l’École épaule les futurs citoyens à ce changement de paradigme. 

Ainsi, les conséquences de cette politique sont la dégradation du niveau intellectuel des individus, des universités surchargées avec un manque de places, la qualité de l’enseignement qui dégringole et une dévalorisation du métier de professeur.

Evolution de l’obtention du baccalauréat entre les années 1960-2012.

Aux USA la discrimination positive permet à des élèves noirs ou hispaniques d’être admis en classe supérieure ou à l’université avec des notes plus faibles que les Asiatiques et les Blancs. Et ce que la réforme Blanquer et la pratique de l’homogénéisation des notes ne seraient pas un moyen d’arriver au même résultat, repoussant le mur de la sélection aux Universités? 

Le but de l’éducation nationale est de donner l’accès aux études supérieures à tous avec égalité. En France, on ne se positionne pas sur l’origine des Français, mais plutôt sur les classes sociales et les quartiers d’habitation. Il y a du bon et du mauvais dans ce but humaniste (qui part d’un bon sentiment j’en conviens).

Pour commencer, l’EN attribue une bourse du mérite pour les élèves brillants issus de milieux modestes qui permet de soutenir l’étudiant ou la famille. Ils veulent encourager l’ascenseur social pour que les plus pauvres puissent bénéficier d’une éducation plus poussée. J’en ai moi-même bénéficié, c’est une aide bénéfique ! Mais nous sommes une minorité dans ce cas malheureusement.

La réforme Blanquer, si on la compare aux filières, permet de se concentrer sur moins de matières avec moins de contenus et plus de choix. Un baccalauréat S est plus complet que si un élève choisit deux spécialités scientifiques (quelle que soit la matière) sachant qu’en S, les trois matières scientifiques sont obligatoires.

De plus, la méthode de sélection de Parcoursup (plateforme d’orientation post bac) reste un mystère, personne ne connaît les critères de sélection des universités. Les chiffres donnés sur le site de Parcoursup ne résument que le nombre de postulants, le nombre de places etc… L’Unef (un syndicat étudiant) a lancé des procédures judiciaires contre les universités françaises, pour réclamer une transparence des critères de sélection et la publication de leurs algorithmes.

Outre, pour éviter une pratique discriminatoire pour les élèves venant de quartiers difficiles, le gouvernement Blanquer pense anonymiser les dossiers de Parcoursup pour laisser la chance à tous. Sachant que tous les lycées n’ont pas la même exigence de notation, cela pourrait désavantager les lycées comme Louis le grand à Paris ou le gymnase Jean Sturm à Strasbourg. De plus, la réforme de 2007 en faveur de la mixité sociale permet aux élèves de quartiers défavorisés d’accéder à des lycées plus prestigieux s’ils ont le niveau suffisant.

Pour finir, je suppose que les algorithmes sont réglés sur des quotas de niveaux scolaires avec un certain pourcentage pour chaque niveau scolaire ou tranches de notes. L’État étant dans une optique égalitariste, cela me semble logique. 

Des incohérences du système d’orientation ont notamment été relevées : des élèves excellents se sont vus refusés des universités à l’instar des élèves moyens qui ont été acceptés dans plusieurs universités. 

Le moteur de recherche Parcoursup permet d’accéder aux fiches de présentation de chaque formation. Ces fiches comportent des informations essentielles pour faire vos choix :

  • Contenu et organisation des enseignements
  • Connaissances et compétences attendues
  • Critères généraux d’examen des vœux
  • Dates des journées portes ouvertes ou des journées d’immersion
  • Contact d’un responsable pédagogique, d’un référent handicap et d’étudiants ambassadeurs
  • Nombre de places proposées en 2020
  • Nombre de candidats et nombre d’admis en 2019
  • Taux de passage en 2ème année et taux de réussite selon le bac, débouchés et taux d’insertion professionnelle
  • Secteur géographique et taux minimum de non-résidents de l’académie en 2019 (pour les licences)
  • Taux minimum de lycéens boursiers de lycées en 2019

Un professeur de droit d’une grande université confie:

«On est quand même super dans le brouillard: nos attendus sont hyper généraux, assez idéalisés par rapport au niveau réel en licence et on ne sait absolument pas comment on va les paramétrer dans la machine… Mais je ne dirais pas ça publiquement, pour ne pas inquiéter les lycéens et leurs familles.»

Vous évoquez l’expérience de Céline Alvarez  qui mélange la méthode Montessori avec les dernières avancées en matière de neurosciences s’appuyant sur les travaux de Stanislas Dehaene. Des personnes comme Laurent Alexandre, qui ont préconisé la méthode Montessori, reviennent sur leur position aujourd’hui. Il semblerait cependant qu’elle obtienne des résultats sur les enfants qui ont suivi ces cours. Mais pensez-vous que ces effets vont perdurer sur le long terme quand on sait que l’environnement perd de son importance au fur et à mesure que les années passent jusqu’à l’adolescence?

La méthode éducative développée par Céline Alvarez a été testée à Gennevilliers pour une classe de petite section puis de moyenne et grande sections conservant la même classe pendant 2 ans. Gennevilliers est un quartier difficile où les enfants n’ont pas l’environnement familial optimal pour développer leur cognition correctement. Céline a choisi cette classe pour cela, pour voir si sa méthode fonctionnait, quel que soit le milieu social de l’enfant. En début d’année de la première année avec cette classe, la plupart des enfants avaient un retard de plusieurs mois ou de plusieurs années par rapport à la norme concernant le langage, la mobilisation de la mémoire… 

À la fin de la première année, la plupart des enfants ont dépassé la norme, sachant lire des livres d’un niveau CP (57%). En deuxième année, la quasi-totalité de la classe savait lire, compter, et écrire des mots. Elle a exploité l’élan de curiosité des enfants, à travers des jeux éducatifs, des liens sociaux forts et une responsabilisation du temps d’apprentissage par les enfants. L’environnement était très contrôlé : elle était stricte quant au langage utilisé en classe, et faisait son possible avec l’ATSEM pour stimuler les enfants, de les évaluer sans qu’ils s’en rendent compte. Les parents ont constaté de grands changements à la maison : ils faisaient preuve d’autodiscipline, d’autonomie et d’un niveau de langage largement satisfaisant.

Elle explique dans son livre “Les lois naturelles de l’enfant” que ses anciens élèves qui sont en classe de CP ont conservé leurs aptitudes développées au cours de son expérience éducative, mais ils ont eu quelques difficultés à s’adapter à l’organisation rigide de la classe (ils pouvaient bouger librement dans la classe et chuchoter avec leurs camarades pour leur expliquer avec Céline alors que cela n’est pas possible dans une classe traditionnelle). Nous n’avons pas encore de recul pour savoir si ces enfants auront les mêmes aptitudes à l’adolescence, mais déjà quelques années après, les enfants ont pu conserver leurs capacités ce qui n’est pas négligeable ! Je suppose qu’il faudrait trouver une méthode similaire et adaptée pour les adolescents, surtout s’ils ont suivi ce genre d’éducation pour y faire perdurer les effets.

Pour revenir à ce que dit Laurent Alexandre, c’est qu’il reproche aux écoles Montessori de prendre des personnes ayant déjà un environnement propice à un bon développement cognitif alors que Céline a montré que sa méthode fonctionne pour des enfants non favorisés !

Vous mettez en avant que la Finlande a toujours été dans le top 10 du classement PISA et vous attribuez sa bonne réussite à divers critères : l’emphase mise sur le bien être des enfants, des espaces lumineux et chaleureux, une pédagogie adaptée au rythme de l’enfant qui peut faire des pauses fréquentes, l’importance de l’équité qui amène à traiter les enfants différemment par une pratique de discrimination positive, seulement 4 à 6h de cours par jour et 10 et 20 minutes de devoirs la mise en avant de certaines qualités humaines comme l’empathie ou encore le respect et la bienveillance via des « cours de nous ».  Vous finissez en mentionnant que “la Finlande possède une population faible et relativement homogène comparée à la France ou la Chine”. Pourtant la Chine est première de ce classement en compagnie de Macao, Hong Kong, Singapour et l’Estonie qui ont pour point commun de mettre en exergue l’excellence, ne serait-ce pas là une clef plus fondamentale de la réussite scolaire ?

La Finlande et la Chine présentent deux modèles d’éducation différents : leurs objectifs ne sont pas tout à fait les mêmes. 

En Finlande, la visée de l’École est non seulement de permettre à leurs étudiants d’avoir de bons résultats mais aussi d’en faire des citoyens épanouis et responsables, pour que la période enfance-adolescence se passe dans les meilleurs conditions possibles. Il y a une confiance qui règne entre l’Etat, les parents et le personnel éducatif qui crée un cercle vertueux.

Leur modèle est souple, avec une excellente formation pour les professeurs mettant l’accent sur la pratique en tant qu’éducateur, en plus de transmettre les connaissances de sa discipline. Il y a un travail sur le comportement, les relations sociales et le développement de l’esprit critique des élèves en classe. La preuve est que leur modèle fonctionne, ainsi ils sont certes bien classés mais aussi le taux de criminalité est le plus bas du monde ! C’est le pays “le plus sûr” nommé par le Forum Économique Mondiale.

La société Finlandaise fonctionne entièrement sur l’éducation de l’individu. Leurs prisons sont vides, et le peu de prisonniers ont une seconde chance de pouvoir se réintégrer dans la société. Ils sont formés et accompagnés par un personnel compétent. L’Estonie reprend dans les grandes lignes du modèle Finlandais mais en approfondissant la transformation de la société vers le numérique (dématérialisation des services publiques, formation sur le numérique, vote électronique…). 

La Chine n’a pas la même culture que la Finlande, axée sur le confucianisme dû à son histoire. La discipline et le respect envers ses parents et ses professeurs sont intégrés dans l’éducation familiale. À l’école, la conséquence est que les professeurs n’ont pas ce rôle d’éducateur comme en Finlande, et l’exigence des parents pousse les élèves à viser l’excellence. L’envers du décor est que le taux de suicide chez les jeunes asiatiques est particulièrement élevé. La pression des parents est telle qu’elle conduit des jeunes à se suicider, notamment au Japon ou à Singapour. Les pays de l’Asie du Sud Est ne publient pas leurs chiffres véritables sur cette thématique, qui reste tabou. 

Enfin, il n’y a pas que l’excellence qui conduit une société à être saine, mais aussi aider la future génération à devenir des citoyens éduqués. On les familiarise à la transformation digitale, pour éviter que le pays devienne un naufragé numérique. On peut relever que le point commun des trois modèles est que le professeur possède une formation solide et que son métier est valorisé dans la société, étant très bien rémunéré. Ainsi, les professeurs s’investissent réellement et ils misent sur le développement de pédagogies nouvelles à travers la technologie ou non, améliorent leurs systèmes éducatifs. La France présente une population hétérogène comparée à ces pays, et avec les tensions sociales dues à notre culture de “râleur”, la confiance s’est perdue. Les professeurs ne sont pas valorisés et mal payés, ce qui ne leur donnent pas envie de s’investir pleinement.

C’est un grand défi à relever pour notre pays d’arriver à égaler la Chine ou la Finlande dans les classements PISA.

Une étude récente mettant en avant que les filles est-asiatiques ont un taux de réussite scolaire largement plus élevé que la moyenne a fait grand bruit. Ne peut-on pas voir ici, à tout le moins, qu’une culture d’excellence permet de meilleurs résultats ? Aussi, est-il stupide de penser que la réussite scolaire est en partie liée à la génétique comme le laisse penser Joachim Son-Forget dans l’interview qu’il nous a accordée et plus spécifiquement dans ce tweet ?

Il est indéniable qu’il y a une corrélation entre le QI et la réussite scolaire. Elle est en moyenne de 0,50. Le QI représente un indicateur d’intelligence brut en comparaison à une norme d’intelligence. En France, la norme est de 98 alors que dans les pays d’Asie du Sud-Est, elle est de 110.

Mais le QI ne fait pas tout, l’environnement aussi doit être propice à pousser les jeunes à l’excellence. Même si l’enfant est intelligent et si l’environnement ne suit pas, il ne pourra pas développer tout son potentiel.

Il est important de souligner que la qualité de l’enseignement et la relation entre les professeurs et adolescents jouent un grand rôle. Les adolescents fonctionnent à l’affecte, il faut que le “courant passe” avec le professeur, pour que l’adolescent ait envie d’étudier la matière du professeur. Les parents peuvent pousser leurs enfants à étudier, mais il est indispensable que l’adolescent se sente bien dans sa classe et son établissement. L’être humain est un être émotionnel, la relation maître-élève doit être suffisamment développée pour que l’on gagne leur confiance et que cela les motive à travailler (c’est comme ça que je fonctionne et j’ai beaucoup de résultats !).

D’ailleurs, les classes préparatoires font exactement le contraire de ce que j’ai énoncé. Les professeurs sont généralement exécrables avec les élèves moins bien classés et les découragent en voulant garder que les “meilleurs”. Je pense que cette méthode est erronée, et beaucoup de bons éléments fuient aujourd’hui les classes préparatoires pour d’autres écoles où cette méthode éducative est moins présente. 

Si vous deviez prendre 3 mesures d’urgence ne nécessitant pas de dépenses public pour sauver l’école, que feriez vous?

Sans investissement financier, il est difficile de pouvoir changer radicalement le système éducatif. Je vais donc proposer trois mesures avec un minimum d’investissement financier :

Mesure n° 1 : Trier les professeurs de l’éducation nationale en leur faisant passer des tests psychologiques et d’enseignements, puis gardant ceux qui ont réussi. Les former comme en Finlande et les mettre au coeur de la recherche pédagogique en encourageant les expérimentations. Les former à une meilleure connaissance de l’orientation post-bac. Mieux les payer et rendre le métier attractif.

Mesure n° 2 : Utiliser la technologie à bon escient notamment en travaillant en collaboration avec une intelligence artificielle qui pourra épauler les professeurs pendant l’explication des cours et des exercices, qui pourra aider à faire un suivi plus personnalisé des élèves puis à établir des classes adaptées. Elle pourra aider également sur l’orientation des élèves. Maximiser l’utilisation efficace de ces outils.

Mesure n° 3 : Réformer le système d’orientation en immergeant plus les élèves dans le monde du travail à partir du lycée, même dans la filière générale, où du temps sera alloué à cela. Supprimer les postes de conseillers d’orientation. 

Le collège doit surtout être centré sur les acquisitions minimales de connaissances et compétences pour être des citoyens autonomes et responsables.

Ne plus mettre de notes, mais plutôt un système de compétences acquises, partiellement acquises ou pas acquises. Les personnes n’ayant partiellement ou pas acquis auront le droit à des séances de tutorats personnalisés.

Retrouvez Leila Ancelin sur twitter @leilaancelin

Vous pouvez vous procurer le livre Convergence 2045: IA, créativité artificielle et effondrement ? sur Amazon et écouter l’album qui l’accompagne gratuitement sur Spotify et Soundcloud

Les pieds sur Terre, celle de mes ancêtres, mais la tête dans les étoiles que j'aimerais voir explorées par mes descendants. Passionné par l'infiniment grand et l'infiniment petit. Amateur de Tit-for-Tat... c'est du langage à peine codé, ceux qui doivent comprendre comprendront.
3 Comments
  1. Drouet

    "Trier les professeurs de l’éducation nationale en leur faisant passer des tests psychologiques et d’enseignements" = trier comme des animaux. Un test d'enseignement : est-ce que l'agrégation et le doctorat conviennent ? Cela fait longtemps que le système de compétences existe. Il fait le jeu de médiocres. Tout le monde est premier de la classe avec le système des compétences. Je fais des séances de tutorat plusieurs fois par semaine. Notons les références Laurent Alexandre et Son Forget qui se sont empressés de relayer des vidéos privés.... "Les adolescents fonctionnent à l'affect" = quelle platitude ! Je crois que ce qu'il faut remettre en cause est l'investissement parental dans l'éducation. Lorsque je donne trop de travail, j'ai un mot des parents. Lorsque je me permets une critique (lorsque l'adolescent me répond), j'ai un mot des parents. Les parents ont investi l'école il faut qu'ils en sortent. Les ressources technologiques doivent être utilisées avec parcimonie. Les élèves passent tout leur temps devant les écrans donc à l'école on lit des manuels, des livres, on discute avec des humains. Ce n'est pas les enseignants qu'il faut remettre en cause. C'est encore une fois la "faute" des profs..... quelle erreur ! Je ne partage pas du tout.

    • RAGE

      Les références à Laurent Alexandre et Joachim Son-Forget viennent de nous, pas de l'interviewée qui n'en fait nullement mention dans le livre.

  2. Drouet

    Savez-vous comment sont réalisés les tests PISA dans les établissements ? Les élèves s'en moquent complètement. Pour eux, cela ne compte ni dans leur moyenne ni pour le bac n pour ParcoursSup. Pourquoi s'y intéresserait-il ? Pourquoi faudrait-il concurrencer la Chine ou la Finlande ? A quel prix les élèves chinois arrivent à avoir de bons résultats ? Nous avons nos points forts, ces pays aussi (enfin la Chine c'est à voir !) ! J'ai une question : qu'en pensent vos collègues ? Je connais de nombreux enseignants qui partagent mon avis. Je continue à préparer mes mauvais cours qui feront de mauvais élèves.

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